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samedi 6 octobre 2007
La fin de semaine des adieux
Il y a des départs qui se sont faits abruptement dernièrement. Récemment.
Un adieu silencieux. Mon arrière grand maman est décédée sans que je n'ai pu la serrer... mais je ne l'aurais pas fait de toute façon. Je ne l'ai vu que deux fois dans les sept dernières années. Je ne suis jamais à l'aise devant la maladie. Et je me questionne sur l'importance des visites lorsque les gens ne conservent aucun souvenir. Je l'aimais bien, elle me manquera, mais elle me manquait déjà. Je n'ai pas vraiment réagi. Pas vraiment versé de larmes. Mais j'ai souri en me rappelant ces fois où, alors que j'étais adolescente, elle m'écoutait parler de mes amours sans juger mes choix ni mes fréquences. Par moments, elle était plus ouverte d'esprit que les autres filles de mon âge. Elle, je l'ai toujours vu seule. Vingt-huit ans complètement seule, sans grand amour. Et les sept dernières années, à se détériorer avec une lenteur effrayante. Suffisament pour nourrir ma phobie de vieillir, d'être seule. De mourir seule. Elle vivait, mais elle n'était déjà plus là. À peine le temps de voir mon garçon et d'apprendre que le nom de famille ne serait pas enterré avec ma soeur et moi. J'ai vu la joie dans son visage. C'est la dernière émotion que j'ai vu avant que la confusion ronge son âme.
Un autre adieu silencieux, sous-entendu ou peut-être pas. Impossible à dire si je le souhaite ou pas. Un au revoir à la saveur de l'automne, c'est plus joli même si c'est froid. L'envie de retourner là où les malentendus alimentaient les rêves. Croire au lieu de voir pour un soir. Encore. Puis encore. Et encore une autre fois. Je sens à nouveau ses doigts dans mes cheveux. La pression de ses lèvres sur les miennes. Cette façon qu'il avait de vivre les nuits passionnément et les matins simplement. Et moi de croire naïvement avec un décalage disgracieux. Les gens entendent, mais plus personne n'écoute. Je m'ennuie. C'est plus fort que moi. Il n'y a que les feuilles qui se laissent bercer au gré du vent pour comprendre. C'est mon secret le plus pervers cette attente dans laquelle j'oserais me plonger, mais pourtant jamais avouée. On ne devrait jamais devoir céder de tels pouvoirs.
Beaucoup d'adieux et d'au revoir. Alors si j'ai le coeur un peu lourd pour le long week-end et pas vraiment l'esprit à la fête, il ne faut pas m'en vouloir.
Posted by Miss Klektik ::
22:28 ::
2 commentaires
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