Le Monde de Miss Klektik - Part Deux


mardi 31 juillet 2007

Spectatrice

Assise dans un café à m’enivrer de l’odeur d’un colombien, je surveille de loin la cage à hormones où j’ai passé cinq ans de ma vie. Tant de nouveaux visages. Toujours jeunes, toujours remplaçables. Le jeu de séduction bien évident, les cartes de mode s’encouragent. Ça parle des versions modifiées de PRO, de REP, d’ECI, de RAC… USOC. Ça parle de voiture, de conquêtes, de petits bonheurs éphémères. Tout ce qui fait tourner leur petit univers. Je me souviens comme nous avions besoin de multiplier ces maigres joies que pour oublier qu’on aurait accepté bien des malheurs pour se sauver de cette vie.

J’espionne et je pense à ce qu’on m’a dit hier. Partagée, mitigée. La rage en pensant qu’on puisse me raconter de telles histoires forgées pour des raisons abstraites alors que l’authenticité se trouverait si près de moi et de mes antécédents. Je me sens touchée, inévitablement, même si je ne suis pas concernée. Mais je me sens prisonnière également d’une grande tristesse de voir une amie se perdre dans un monde qui ne lui appartient plus. Perdre son amour, sa maison, ses amis, sa famille… et sa raison.


Posted by Miss Klektik :: 14:03 :: 3 commentaires
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lundi 30 juillet 2007

Une première rencontre

Ce matin-là comme ça, je n’en pouvais plus. Mon reflet, infinitésimal. Une insomnie temporaire causée par la résonnance des mots à l’intérieur de mon corps. C’est étrange cette sensation, ce besoin viscéral des humains et de leurs humaineries pour se sentir en vie. Alors qu’ils offrent aussi la mort par leur paralysie. Il ne suffit parfois que d’un simple imprévu pour créer une suite d’évènements nous menant tout droit vers un monde qui nous a déjà échappé auparavant.

Tout a commencé un soir d’été alors que je marchais seule dans la ville en quête de tout ce que je ne pouvais pas trouver. Un homme s’approcha de moi d’un pas léger. Il n’était pas si grand, mais il était imposant par ce qui se dégageait de lui. Ses longs cheveux bouclés tombaient sur son costume ancien qui allait à merveille avec les structures nous entourant.

Il me salua si distinctivement que je ne pouvais pas m’empêcher de lui sourire. Il semblait sortir d’une autre époque et pas seulement à cause de ses vêtements. Ses yeux transperçaient mon corps à une vitesse surprenante. Je me sentais étourdie alors que je ne bougeais même pas. J’ignore s’il remarqua l’effet qu’il avait sur moi ou s’il causait autant d’émoi à toutes les femmes, mais il eut le réflexe de m’attraper alors que j’allais heurter le sol violemment.

Il m’empoigna solidement et posa ses lèvres froides sur les miennes si chaudes. Puis, il me quitta me laissant seulement un vieux morceau de tissu pour qu’il me retrouve plus facilement. Il me dit : « Attends moi ici demain et je viendrai te chercher. »

Je n’ai pas eu le temps de le regarder partir qu’il s’était déjà volatilisé. Je jouai avec ce bout de tissu rouge qu’il m’avait offert jusqu’au lendemain. Je me demandai s’il viendrait tout simplement me rejoindre ou si, lorsqu’il avait dit qu’il viendrait me chercher, je pouvais rêver ce soir qu’il me transporterait en des lieux différents. (à suivre?...)


Posted by Miss Klektik :: 15:05 :: 4 commentaires
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Yulblog

C'est officiel, j'y serai ce mercredi.
Vous viendrez aussi?

Posted by Miss Klektik :: 11:30 :: 5 commentaires
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dimanche 29 juillet 2007

Délibérée

L’art de poser une question est pratiquement plus honorable que la réponse elle-même. Pourquoi chercher à bombarder la cité de qualificatifs et de nominations alors que le sublime se situe dans l’état synchronique?

Les sens qui se découvrent d’avantage dans une époque de reconstruction réaliste. Je me demande si l’adaptation est l’acceptation du changement ou la provocation de ce dernier.

S’approprier de nouveau l’émerveillement naïf, la reconnaissance des beautés qui se renouvellent continuellement sous nos yeux. Redéfinir une fois de plus les essentiels, ce qui compose les sourires qui ne s’effacent pas aisément. Distinguer la mortelle créature des épisodes expressifs. Il n’y a pas d’ailleurs qui transporte plus loin que ce lieu-ci.

Posted by Miss Klektik :: 10:36 :: 2 commentaires
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vendredi 27 juillet 2007

Louis et Isabelle

Il révèle son vide derrière des façades joliment décorées. Des pensées qui reflètent des réactions à des précisions parfois irréalistes. Un chemin que l’on souhaiterait éviter, mais nécessaire à l’expansion des perceptions. Elle sait qu’il ne peut y avoir de résistance, même passive. Elle trouve son équilibre dans la combinaison des contraires. Elle rationalise ses émotions et se connecte au reste du monde par ses visions. Elle veut apprendre à définir les contours en utilisant la créativité de son imagination. Porter le feu sans se questionner sur la distance à parcourir. Sans se justifier par des sourires intangibles. Elle lui offre la liberté par la destruction de ses mondes anciens. Il pourrait ainsi vaincre la peur des naufrages en haute mer. Aspirer à la constante renaissance émotionnelle qui se transforme à l’image de l’instant présent. Mut et Qadesh en symbiose déchirant ce qui a appartenu à une époque révolue. Les intentions à leur image en évolution persistante. Comprendre l’adversaire avant de lui déclarer la guerre. Il voudrait pouvoir reconnaître sa rage et l’intégrer à ce qu’il est avant de se faire avaler. Se libérer sans se contraindre à l’éthique. Ils acceptent la mort des expériences passées et de ce qu’ils ont été. Ils laissent les vieux espoirs s’envoler. Le pouvoir de la contemplation sur la matérialisation afin de combattre la répression et la flétrissure.

Posted by Miss Klektik :: 15:22 :: 0 commentaires
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jeudi 26 juillet 2007

Le léger exposé des opposés

Les besoins essentiels rencontrés voire même éclatés à l’enfance. L’ambivalence entre l’amour et les élans de tendresse, le désir et la séduction. Une indépendance brusquement juvénile. Des oppositions en contradiction de façon permanente. La transformation est lente, mais jamais visible avant la démagnétisation complète des pôles. Remorquer. Propulser. Des appétences de liberté et d’affection. Des fantaisies de contraires et de similitudes en alternance. Comme seul diviseur, la conscience. Des personnages qui ondulent au rythme des va-et-vient du cœur. La complaisance dans le confinement sensuel et l’écartement intérieur. Un jour, je me lasserai de ces utopies extravagantes, mais pour l’instant je m’injecte de leur nectar.

Posted by Miss Klektik :: 21:33 :: 0 commentaires
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mercredi 25 juillet 2007

Bouquineries

J’ai vieilli aujourd’hui. Assise à boire un daiquiri sur l’une de mes rues préférées, je suis partie un peu trop loin dans mes pensées encore une fois. Avec une droite bien envoyée, on m’a réveillée de mes songes pour me retourner à des idées que je tentais d’éviter. La Vérité avec un grand V. La mienne. Celle qui bouillonne de l’intérieur lorsque l’air atteint ces températures.

Je regarde mes écrits. Les passés et les avenirs. Un nouveau bouquin qui m’a conquise par l’endos en moins d’une minute. La folie. Les poissons. Les mensonges. J’ai mis sur pause mes autres projets de lecture pour m’abreuver de la folie créatrice d’un autre. Peut-être y trouverai-je de nouveaux thèmes, de nouveaux parfums. Je sais que j’y trouverai de quoi enrichir mon inspiration, merci. Pour mes écrits, ma vie et mes pensées ensevelies d’incohérences compréhensibles. La précision du récit laisse à désirer, je sais. On s’en fout un peu, non? Tout ce que je veux, c’est libérer ma tête parce que je ne pourrai jamais parler comme j’écris à moins de trouver la rareté prête à écouter la description d’un monde saugrenu qui n’existe même pas. C’est arrivé et reparti. Ça peut sûrement revenir.


Posted by Miss Klektik :: 21:42 :: 8 commentaires
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mardi 24 juillet 2007

Parce que c'est drôle...

EDIT : Et j'en ai piqué un autre chez Choco...


Ally mc Beal : 72%
Dana Scully (X-Files) : 69%
Loïs Lane (Loïs et Clarck) : 67%
Carrie Bradshaw (Sex & the city) : 66%
Gabrielle Solis (Desperate Housewives) : 64%
Sue Helen (Dallas) : 63%
Fran Fine (Une nounou d'enfer) : 60%
xena (Xena la guerrière) : 60%

Quel héroïne de série télé es-tu ?



Piqué dans un champ de patate...


Bridget Jones : 74%
Vivian Ward (Pretty woman) : 72%
Catherine Tramell (Basic instinct) : 70%
Jean Grey (Xmen) : 70%
Michelle (American pie) : 67%
Bebe (Dirty dancing) : 66%
Beatrix Kidow (Kill Bill) : 65%
Ellen Ripley (Alien) : 64%
Leeloo (Le 5ieme élément) : 63%
Trinity (Matrix) : 53%

Quel héroïne de film es-tu ?

Posted by Miss Klektik :: 23:39 :: 4 commentaires
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Détachée

À chaque occasion que j’ai de toucher à celle que j’ai été, l’image que j’ai conservé de mes meilleurs et mes pires moments, je me rends compte que je ne suis plus tout à fait la même. Je voudrais pouvoir prétendre avec autant d’impertinence, me dire au lieu de me convaincre vainement que je peux encore aspirer à être la surfemme qui m’obsède depuis quelques années déjà. Je me donne avec autant de force, mais moins souvent. Je me vois vieillir et ça m’effraie. Et demain, je me trouverai sûrement une nouvelle ride ou un cheveu blanc près de mes yeux pour venir contredire la teinture noire qui me plait et me rappeler le temps qui passe.

Je me rappelle cette fois où j’ai décidé de retourner dans le centre-ville avec mes vieilles bottines pour demander du change aux passants. Lacées rapidement, salies volontairement. Les cheveux en bataille, le regard triste. J’avais encore la possibilité de recréer le look de la jeune de la rue qui venait de s’enfuir de la maison avec mes bas collants déchirés et mon sac à dos rempli à craquer. Malgré tout, je n’arrivais même pas à tendre la main alors qu’à l’époque j’allais jusqu’à me geler volontairement les doigts pour être prise en pitié et recevoir plus d’argent. Ça fonctionnait toujours avec les gens âgés, parfois avec les jeunes. Les hommes d’affaires m’offraient un repas ou une nuit dans un endroit tiède pour réchauffer leur cœur ou leurs ardeurs congelés. On est comme ça au Québec. On cherche à avoir chaud quand on a froid et on souhaite se frigorifier lorsqu’on s’est brûlé.

J’ai appelé S. en me traitant de noms, de prétentieuse égoïste aux valeurs mal placées. Je l’ai entendu sourire à travers le téléphone. Il m’expliquait qu’au contraire, j’avançais doucement vers ce que je devrais être. Il me parlait toujours comme un grand frère et m’encourageait à travers chaque étape de cette vie plutôt noire que j’essayais tant bien que mal de colorer un tantinet.

Plus tard, j’ai tenté de retrouver mon métier. Un homme de plusieurs années mon aîné qui criait mon faux nom à voix haute dans cet appartement aux murs de carton qui ne laissaient rien à l'imagination. J’arrivais à feindre le plaisir jusqu’à l’orgasme, mais pas comme avant. Lui, il n’a vu que du feu. Il n’est pas resté assez longtemps pour voir mon visage fondre. Je me suis rappelé les paroles de S. qui me manquait énormément. Puis, j’ai cessé toute nouvelle tentative de vouloir retourner à mon ancien moi… jusqu’à la prochaine fois.

Récemment, une fois de plus, j’ai remarqué que même si je peux faire plus de choses que dans mon jeune temps, il y en a certaines que je n’arrive plus à faire avec le même détachement. Et pourtant, je ne me suis jamais sentie aussi libre.


Posted by Miss Klektik :: 18:57 :: 4 commentaires
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lundi 23 juillet 2007

Délicatesse

L’expression réside dans les yeux. Lorsqu’ils se transforment en points d’exclamation pour souligner la surprise ou en points d’interrogation pour démontrer l’incompréhension. L’émotion quant à elle se situe au niveau de la bouche. Un franc sourire dégage tant de joies et de bonheurs aussi petits puissent-ils être. Se mordre une lèvre pour empêcher un soupir trop intense de s’échapper révèle un désir parfois caché, mais jamais contrôlé. Et la langue qui frôle doucement sa cousine pour en retenir les dernières idées qui y sont restées de la veille.

Si les femmes passées sous ses doigts avaient une démarcation physique. S’il osait signer lui aussi d’un éclair. L’étrange attirance vers cette connaissance de l’avant à titre comparatif. Trouver un dénominateur commun et ce qui différencie les temps de conjugaison. Pour imager les réponses avant de formuler les questions. Un terrain glissant, il va s’en dire, que celui du savoir lorsqu’il concerne les antécédents alors que l’étreinte contemporaine n’est même pas encore embryonnaire. Que dans la tête des producteurs de rêves où tout peut devenir si grand, là où la puissance est partagée et vénérée.


Posted by Miss Klektik :: 13:03 :: 2 commentaires
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Des traces de moi

C'est tout simple pour une fois. Juste pour dire que j'ai rejoint la blogosphère célibataire : Célibatorium. Il y a déjà des plumes que j'aime lire. Je suis plutôt fière de me retrouver avec ces gens que j'aime lire et d'autres que j'aime déjà découvrir.

Posted by Miss Klektik :: 00:00 :: 0 commentaires
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dimanche 22 juillet 2007

Ça arrive

Quelques fois. De temps en temps. De plus en plus souvent, peut-être? Je ne sais pas. Je ne les indique pas sur mon calendrier d’un gros X rouge pour m’en rappeler. Ces moments de pannes superficielles d’inspiration. J’écris. J’écris toujours autant. Des questions sans réponses. Des mondes qui ne sont pas accessibles. Pour moi. Des histoires qui me reviennent par paquets plus ou moins nombreux. Pas toujours assez clair. Souvent, trop. Il y a toujours un instant, une raison… (Même lorsque je la cherche) pour me mettre dans un tel état, pour figer ma plume publique alors que mon esprit court dans mes veines et libère les idées sur papier brutalement. Parce que j’ai la faculté de pensée plus rapide que l’agitation des cordes vocales. C’est peut-être juste le matin, le café pas encore consommé, le manque de sommeil. Une logique physique, une cause à effet où je constate l’effet avant de connaître la cause. Je sais que cette fois ça reviendra rapidement (ce soir peut-être?) même s’il s’agit plus que d’un simple étourdissement auquel je refuse de m’abandonner complètement maintenant. C’est peut-être spontanément la faculté étrange de me faire vibrer qui résonne en distance et en temps à l’intérieur de moi. Pas de peut-être cette fois. Sûrement? Manifestement? Quotidiennement quelque part entre mon coeur et la peur, c'est ce chemin que je tente de suivre.

Posted by Miss Klektik :: 10:23 :: 0 commentaires
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samedi 21 juillet 2007

L'ouverture d'esprit

Les gens se considèrent couramment ouverts d’esprit et ne font souvent que référence à la sexualité. Est-ce qu’on peut vraiment s’estimer plus ouvert pour des goûts, parce qu’on préfère la levrette au missionnaire ou qu’on apprécie une petite claque sur les fesses à la place d’un baiser plein d’inattentions?

Être ouvert aux autres, à la différence, aux diverses opinions… C’est une qualité sous-estimée que j’apprécie. Savoir écouter sans juger en mettant de côté ses propres valeurs pour se laisser imprégner de ce que les autres sont sans perdre ses perceptions, son identité.

La véritable ouverture d’esprit, on en dilue le sens au nom d’une humanité imparfaite. Alors qu’un nombre incalculable de gens abaissent leurs standards pour éviter la solitude, moi j’augmente les miens après avoir confirmé leur existence auprès de ceux qui m’insufflent la vie. Le pluriel que pour diminuer le pouvoir que mes idées donneraient si elles étaient singulières. Sans devenir de l’altruisme ni une tolérance bornée, mais plus qu’une simple compréhension.

La véritable ouverture d’esprit n’est pas aussi répandue qu’on nous laisse croire.


Posted by Miss Klektik :: 07:54 :: 5 commentaires
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vendredi 20 juillet 2007

Écrire

Merci Raôul de décrire ce qu'est écrire. Des comme moi, tu as en certainement vu des centaines, mais des comme toi, je n'en ai rencontré que très peu.

écrire c'est pouvoir s'exiler en toute liberté
j'écris pour ceux-là qui ne me liront jamais
des générations entières poussent ma plume
j'écris pour m'écouter pour me regarder penser
pour ne plus être l'étranger en ma demeure
pour exorciser les anges noirs de ma solitude
et apprivoiser la bête qui rugit dans ma tête
j'écris pour domestiquer le mystère des mots
sonder mon essence signifier mon existence
pour mettre le langage à poil et l'endoscoper
pour décrypter le code symphonique des mots
et vêtir ma substance d'images transparentes
j'écris pour me suivre à la trace me dépister
pour semer des petits cailloux de mémoire
pour me faire plaisir en buvant à mes eaux
j'écris pour être en amont de ce qui m'avale
pour faire vibrer la voix de ma vie intérieure
pour m'affranchir du quotidien mat et plat
j'écris pour volatiliser mon vertige de vivre
pour jouir de ma conscience d'être en vie
pour séduire petit à petit ma soeur la mort

(Raôul Duguay)

Posted by Miss Klektik :: 15:28 :: 2 commentaires
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La lourdeur

Quand on n’a pas envie de légèreté parce qu’on se sent trop près du sol alors il ne reste qu’à raconter la lourdeur. L’esprit cloué à des idées hautes et pourtant rien qui permettrait de sauter. Ce poids qui pèse, de tous ces songes qui n’attendent que leur couronnement. Lorsque les deux règnes se confrontent et se confondent, il n’y a que l’investigateur du rêve à blâmer. Le danger de toucher à l’imperturbable fini par ébranler le contact. Émouvoir les sculptures désintéressées de leur lente destruction. Savourer la douleur et la beauté à la fois, ces indissociables de la vie d’une femme typiquement femme. Découvrir et explorer l’Eldorado dans la persistance, l’ignorance ou l’absence résistante? Un peu des trois pour tenter sa chance dans ce monde raisonnable. La peur de damner plus que ce qui a été raconté. Ce désir de fuir qui surgi à tout instant, l’invalidité redoutée qui mène à un effondrement certain du peu qui est acquis et tant apprécié. Quand le don devient aussi la malédiction.

Posted by Miss Klektik :: 12:47 :: 4 commentaires
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jeudi 19 juillet 2007

Éloignée

Je l’ai vu. Revu. Pourtant ma chair est restée gelée. Froide. D’immenses yeux globuleux fixant un monde qui leur sera à jamais impénétrable. Je me sens prisonnière de mon propre corps, incapable de le réveiller selon ma volonté. Même les vieilles passions ne réussissent pas à m’atteindre comme je l’aurais souhaité pour métamorphoser mon intensité ou même la transposer. La distance entre la dilution et la plastination. Sauver mon effervescence de l’extinction. Triste de l’insondable réservé. Je n’arrive plus à savoir si je rêve d’être fixée ou de liberté. Je me sens à moitié morte. Je suis un cadavre à temps partiel. Zombie. Carence de compétences, cette autonomie de saisir ce qui s’offre avec dévouement s’affaibli de jour en jour. M’affaibli aussi. Tiède. Excessivement modérée. J’ignore si c’est situationnel ou temporel. Quelque part entre l’overdose et l’abstention inéluctable. Lorsque j’essaie de m’exiler, je me sens si vide. Exténuée. Mon pouvoir ne passe plus par l’anéantissement de mes émotions. Ma force n’est plus alimentée par la soumission de mes semblables. J’ai essayé de choisir mon délire et ma névrose puis me fondre dans cette sphère sibylline, mais je me sens aride de sensations face aux autres.

Posted by Miss Klektik :: 11:47 :: 5 commentaires
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mercredi 18 juillet 2007

Les rues sombres de mon quartier

Une voiture s’arrête au milieu de la rue. Une clarté éblouissante dans mon coin de ville en apparence tranquille la nuit. Un homme en sort avec une idole d’un quartier pauvre de New York assassiné au milieu d’une rue sombre sur un T-shirt noir. L’autre reste à l’intérieur et me fixe du regard, une main sur le volant et l’autre… je n’en ai aucune idée.

Dans mon quartier, les rues se transforment en champ de bataille la nuit pour des questions de drogues ou de couleur de drapeau, mais pas de peau. Étrangement, il y a des gens de toutes les couleurs et de toutes les croyances dans tous les clans. J’ai pensé accrocher des drapeaux blancs un peu partout, mais je connais trop bien les règles du jeu.

Je ne me prononce ni pour ni contre. Devant eux, je n’ai plus d’opinion. Tout devient une énorme zone grise de façon exagérée, c’est caricaturé, mais ça évite de s’expliquer et de s’enfarger. C’est dur de suivre le monde underground et de connaître les ennemis réels ainsi que les alliances quand on n’est pas de ce milieu. Je sais que mon quartier a sa couleur, mais ça change si vite…

Il marche rapidement, les dents et les poings serrés. La vengeance guide ses pas. Il marche vers moi sans me quitter du regard. Je n’ai pas ses armes ni sa force alors je lui souris. Les genoux vont me lâcher, mais je ne lui montrerai pas ma peur. J’ai parfois des bouts d’émotions qui s’échappent pendant trente secondes, un regard ou un léger frisson qui traverse le corps. Mais avec ces jeunes et ces moins jeunes, je ne dois jamais leur montrer que lorsqu’ils se trouvent face à moi, ils me foutent la trouille. « Bonne soirée » qu’il me dit en passant. Et je lui renvoie la même chose comme si je le croisais régulièrement en le vouvoyant pour lui démontrer un semblant de respect tout en serrant un peu plus la main de mon garçon qui lui ne voit rien.

Ils se tiennent plus à l’est d’habitude. Ça devait être un évènement spécial ce soir. Je n’ai pas regardé. Je ne suis pas restée pour entendre. Ça me peine pour celui qui devait être la destination ce soir, mais pour avoir vu l’homme parcourir sa distance d’un pas si décidé, je me dis que ça devait être quelque chose de personnel ou à l’interne. On se sent moins coupable de ne pas avoir agi dans ces moments-là?… Non, pas vraiment, mais j’achète ma paix comme tout le monde... même si je ne serai jamais totalement à l'aise avec ça.


Posted by Miss Klektik :: 01:34 :: 0 commentaires
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mardi 17 juillet 2007

La fontaine

Au bord d’une fontaine colorée, un gamin prend le temps de penser à son souhait le plus cher. Sa maman lui dit de garder son rêve secret, mais elle sait déjà ce qu’il va demander devant cette source de magie aux yeux de l’enfant qu’il était ce jour-là. L’énonciation de son voeu cause toujours des malaises. Parce qu’elle le connaît bien, elle sait ce qu’il désire et ce qui lui manque. Et ça lui fait toujours un peu de peine que ce soit l’une de ces choses qu’elle ne peut pas offrir elle-même. Elle aimerait tant pouvoir lui dire que la vie lui ramènera même si c’est d’apparence différente, mais ça elle ne le sait pas. Elle voudrait lui dire qu’à deux, c’est suffisant. Qu’ensemble, ils peuvent tout faire et plus… mais elle connaît ses lacunes et voit bien qu’elle ne peut pas toujours jouer tous les rôles en même temps. Un jour peut-être… elle retournera à la fontaine jeter une pièce pour lui elle aussi.

Posted by Miss Klektik :: 09:25 :: 0 commentaires
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lundi 16 juillet 2007

L'automne à la porte

Moment d’inattention ou fatigue accumulée qui a décidé de se montrer sous d’autres formes que le noir inconscient sous ses yeux verts… elle s’est retrouvée à parcourir son quartier les pantalons à l’envers. Sa main pouvait contenir l’étiquette blanche sur le côté de sa jambe, mais pas l’évidence des coutures qui ne passeraient jamais pour une mode européenne nouvellement importée.

Une femme d’une sagesse supérieure à la sienne lui dit qu’il s’agissait d’un signe, qu’une surprise se présenterait pour elle prochainement. La jeune femme sourit, les yeux écarquillés, à cette promesse prématurée d’être émue par l’étonnement. Pourvu qu’elle soit gaie, se dit-elle. Que d’enrichissements et de merveilles pour la petite Aliss qui a gardé loin à l’intérieur d’elle une parcelle de rêve et des cauchemars pour amplifier la beauté des soleils éteints.

Même si ça laisse des pétales arrachées et des épines au premier, on préfère dire qu’on aura suivi l’organe qui pompe la passion à celui qui crache la raison. Trop de pouvoir accordé pour tenter de balancer le passé à refuser de le partager. Trop d’importance donnée pour se faire pardonner son indifférence fatiguée. Désobéissances en pleine croissance.

Parfois, je voudrais partir. Quitter cette ville pour une autre plus grande, encore plus anonyme. M’en aller loin, si loin, et recommencer ma vie avec mon petit héros à partir de zéro. Reprendre tout ce qui aura été donné avec un peu trop de facilité, des parcelles de mon moi que j’ai égaré un peu partout comme des miettes de pain laissées pour retrouver mon chemin.

Je te regarderai du bout de la pièce ensanglantée de tout ce que les gens y auront tué. Tu sais, je te dirai toujours d’y croire même si je me serai épuisée à inventer. Lasser jusqu’à ce que je regarde mon propre corps se vider de ses derniers rayons de soleil emmagasinés. Illumines-moi à nouveau. Allumes-moi. J'ai besoin de ressentir ta lumière de l'intérieur.


Posted by Miss Klektik :: 18:44 :: 5 commentaires
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samedi 14 juillet 2007

Heureux hasard

Dix ans plus tard, un pur hasard. Un heureux hasard. Un comportement excessif qui transporte les souliers trop hauts sur cette île surpeuplée au coin des rues passantes. L’imprévu frappe. Bang! Et ça rentre en plein dedans. Le souvenir des corps nus, étendus après avoir fait l’amour à raconter pourquoi son corps à elle était autant marqué de haine. Il l’a remercié de lui avoir fait don de la sociabilité. Elle a sourit. Lui en avait-elle trop donné? Qu’avait-elle reçu de lui? La grâce du toucher sans les fantômes dans sa tête. Comment éloigner les pensées noires et se laisser imprégner de l’instant présent tout en le dissociant de ce qui la faisait tant verser de larmes auparavant. Ça revient encore parfois ces montées d'eau entre deux hochements d'épaules, mais ça repart aussitôt. Ils n’ont jamais eu besoin de tout se dire, mais ils ont toujours été capables de tout se raconter. Leurs histoires d’horreur, leurs malheurs, mais aussi leurs petits bonheurs. Leur liberté faisait tant de jaloux. Seuls tous les deux, ils arrivaient à refaire le monde à l’horizontal. Il venait toujours sans se faire prier au moindre son laissant deviner une éventuelle rencontre. Et il repartait sans qu’elle cherche à le retenir. C’était la perfection dans sa plus simple démonstration. Il disait qu’elle avait trop d’histoires tristes pour une seule et même personne. Il voyait là où les autres ne posaient pas le regard, à l’intérieur d’elle. Il était intellectuellement arrogant, mais son accent lui donnait toujours raison. Après une décennie d’absence, ils se retrouvent au milieu de nulle part et redeviennent de bons amis instantanément comme s’ils s’étaient vus la semaine d’avant.

Posted by Miss Klektik :: 21:55 :: 0 commentaires
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Mon inclination

«La haine n'est pas l'envers de l'amour, elle en est le renoncement. Ne plus pouvoir aimer, glisser lentement vers l'indifférence... Seule, la volonté de puissance peut combler ce vide. » (Charlotte Savary)

L’amour et ses dérivés ont occupé une place importante dans mon éducation. C’est d’ailleurs probablement parce que mon cœur était si grand que mes seins ont poussé aussi rapidement, aussi radicalement.

J’ai goûté la première fois à l’amour dans un gymnase alors que j’étais déjà une fille qui faisait peur aux garçons. J’ai causé avec intérêt un combat inutile pour effleurer des lèvres mouillées et tremblantes alors que j’étais née avec un savoir-faire déroutant dans l’union des langues. Tout ça, aux yeux de tous, pour ma plus grande excitation. Je voulais déjà être désirée, regardée et provoquer sans même connaître la signification exacte de ces mots. Mais le goûter n’était pas suffisant, je voulais déjà le faire. Je voulais sentir ce corps étranger au plus profond de mon être, connaître la capitulation totale et volontaire. Je voulais déjà qu’on m’initie aux plaisirs de la chair sans savoir comment faire alors que les autres filles détestaient les garçons.

Constatation ou rappel? C’est plus qu’une conséquence, c’est encré à l’intérieur peut-être même génétique, ça je l’ignore. Je sais pourtant qu’il n’y a rien comme l’abandon pour tomber et pour se relever. Parce que j’y trouve toujours un coin de paradis perdu chaque fois que je me laisse surprendre par la compatibilité même incomplète.


Posted by Miss Klektik :: 09:36 :: 0 commentaires
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vendredi 13 juillet 2007

La trotteuse

Chaque fois que je démoli quelqu’un, c’est lui que je démoli” – Minuit le soir, 3e saison.

Chaque fois que je donnais un coup, c’était lui que je battais. C’était lui que je torturais, de lui que je me vengeais. Puis, des autres. D’eux-autres. Un jour on m’a dit de cesser de parler à une personne comme si un groupe se tenait devant moi. D’arrêter de parler d’une personne au pluriel. Des hommes ou des femmes comme s’il n’y avait que deux genres sans zones grises. C’est alors que j’ai décidé, malgré les ressemblances, de traiter les gens basé sur leurs différences… ce qui les rend unique…

Aimer. Apprendre à aimer les gens pour ce qu’ils sont et non ce qu’on voudrait qu’ils soient. Savoir apprécier leurs manies, leurs tics, leurs côtés un peu plus noirs en cherchant à comprendre d’avantage chaque fois par les regards. C’est un peu facile vous allez me dire quand on aime autant le rose et le noir. Ne pas craindre l’émotion, la laisser entrer full speed à l’intérieur parce que j’aime sans compter. Aimer autant, les gens et leurs éléments, ne dilue pas pour autant l’intensité de la prononciation. Là où les mots se font rares, la pensée prend la relève au risque de voir les formes des lèvres se changer et étouffer des syllabes incompréhensibles.

Je crie déjà victoire devant toutes ces transformations sachant très bien que je suis encore en reconstruction, à des années lumières de la perfection. Et je souris, lorsque seule dans le noir, je pense à tous ces kilomètres que j’ai marché et ceux qui se présentent encore sous mon nez, moins sinueux et moins difficiles à parcourir.


Posted by Miss Klektik :: 08:53 :: 5 commentaires
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jeudi 12 juillet 2007

Altérations

Peur des océans. Peur du sang. Souiller la beauté naturelle par les humaineries et les industrielles. Peur du froid. Peur des rois. Ceux qui ne se lèvent jamais de leur trône et qui subsistent de leur propre admiration réfléchie par la glace. Je suis une égoïste avertie qui donne ce qu’elle sélectionne aux souhaits de fantaisie. De tout ce qui a été pris sans demander, l’inconfort pas si fort d’agripper sans devoir. Ne pas faire attention aux risques de tension. Se créer des histoires de pouvoir nées des inconstances et des manques certains. Un éclair de pragmatisme traverse l’esprit magique aux propriétés houleuses et douteuses. Parfois, je me surprends à vouloir entendre ces mots de la bouche d’une personne. Pas toujours la même. Pas toujours une personne. Ces mots, réfléchis et pesés. Pas uniquement un ramassis de lettres vomies pour soulager une idée ou encourager l’éventualité. Les entendre et les croire parce qu’ils seraient vrais comme tout le reste. D’ici là tuer Ally McBeal, réveiller la nuit, chasser l’oubli et tenir le rôle jusqu’à ce que la tectonique des plaques s’impose d’elle-même.

Posted by Miss Klektik :: 16:37 :: 4 commentaires
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mercredi 11 juillet 2007

Le commentateur compulsif

L’Internet met à la disposition des gens blogs et forums dans le but d’offrir un endroit d’échanges, une façon de faciliter les rapprochements et les discussions entre les gens au-delà des frontières. D’une cause noble est né le commentateur compulsif qui lui est, soyons honnêtes, beaucoup moins délicat et recherché dans ses interventions que le commentateur moyen.

Le commentateur compulsif a un pauvre français écrit. Pourtant, si on lui reproche, il se défendra en disant qu’il faut voir le contenu au lieu du contenant. Il lit les critiques sans lire ni voir l’objet de la critique. Il bâti son point de vue sur des sujets dont il n’a aucune connaissance. Il vise la quantité et a une opinion sur tout. Il a besoin d’écrire ce qu’il pense, de partager et de défendre son point de vue même si en vérité il ignore ce dont il cause. Il a juste besoin qu’une personne soit en accord avec une pensée qu’il explose dans un désir étrange d’autorité, de se faire valoir alors qu’il devrait clairement utiliser un médium qui ne trahirait pas sa paresse littéraire. Et il y aura toujours un autre commentateur compulsif (parfois c’est le même qui change de nom, c’est là que ça devient une comédie et non un drame social) pour donner raison au premier.

Je suggère qu'on leur vienne en aide. Qu'on leur offre un cours de grammaire et d’orthographe ainsi qu'une initiation au développement de l'esprit critique, un logiciel de correction pour chaque foyer ou une ligne d’entraide pour ces commentateurs compulsifs qui créent un effet de serre là où on souhaiterait ne pas voir de pollution.

* Le genre masculin désigne autant les hommes que les femmes et est utilisé ici que pour alléger le texte *


Posted by Miss Klektik :: 11:07 :: 5 commentaires
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mardi 10 juillet 2007

La simplicité volontaire

J’avais un copain adepte de la simplicité volontaire. Facile de choisir la simplicité lorsqu’on n’a rien. Tout derrière, rien devant. C’est si noble comme idée lorsqu’on choisi réellement de tout quitter au lieu de se donner une raison d’exister à moitié. Tellement différents. La souris de campagne et le rat de la ville. La souris s’est cachée dans sa cabane en bois rond au nord de l’île là où il fait toujours un peu plus froid alors que le rat continue de courir la ville à la recherche d’odeurs et d’excitants à papilles gustatives.

Ma simplicité volontaire je la retrouve dans les gens. Ces sourires qu’on s’échange gratuitement du bout des lèvres. Ces effleurures qu’on se donne au milieu de la nuit pour se faire accroire qu’on supporte bien la solitude. Ces paroles prononcées pour s’expliquer nos passés et nos visions sans jugement dans tout ce qu’on a été et ce qu’on est resté. J’aime tant ces histoires véritables que les gens me racontent. Leurs peurs, leurs angoisses, leurs secrets que je conserve pour moi affectueusement… et plus les gens racontent ce qui a laissé des traces sur leur peau, plus j’ai le goût de me dévoiler à mon tour. Les humains sont complexes, mais ensemble ils peuvent parfois arriver à se simplifier et dans cette symbiose inventée, je retrouve tout ce que j’ai besoin pour fonctionner.


Posted by Miss Klektik :: 16:24 :: 4 commentaires
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lundi 9 juillet 2007

Plus fort que moi

Dans mon univers utopique, il y a ce sexe fort sans visage. Je ne connais pas ses traits, mais je sais déjà comment il atteint. Je me dis qu’il tarde, qu’il s’est peut-être perdu. Peut-être qu’il n’existe pas. Les rêves ne se réalisent pas tous. Comme les fantasmes, certains ne seront jamais réalité. De s’adonner pour une soirée à l’éventualité de la chose, se créer le scénario parfait sans tous les détails qui viennent contrarier le portrait.

Peut-être que mon idéal, je pourrais le retrouver qu’en simultané. À savoir si je suis encore capable aujourd’hui. Prétendre un intérêt aux histoires du meilleur baiseur. Feindre l’orgasme au plus subtil raconteur. Vivre sa vie comme une pièce de théâtre en décidant de ses propres rôles et en orchestrant ceux des autres jamais à leur insu.

Je ne veux plus me battre pour donner la vie à la mortalité. Je ne peux pas rivaliser contre le néant. Je n’ai jamais aimé la compétition de toute façon. J’identifie les déjà vu sans les comprendre. Je me bats contre les constatations, mes vingt six mille contradictions, puis je me force à apprendre des leçons dont j’ignore les noms. J’essaie de grandir, d’évoluer dans un monde qui change trop rapidement, plus vite que moi. Mais surtout, je me bats contre ce que j’ai été. Pour ne pas retomber dans la facilité. Collectionner les corps ça me soulagerait drôlement. Pourtant j’attends avant de lancer l’attaque sans savoir le quoi ni le pourquoi vraiment. Ca me ferait l’effet du valium après les verres parce que c’est le début des longues vacances et que je veux me gagner un sourire honnête qui saura se conserver jusqu’en hiver. Et que pour l’instant, je ne fais qu’osciller du drame à la comédie de mœurs légères. Ces moments-là, ça ne dure jamais longtemps. Suffit de trouver la source et de la neutraliser. Que ce soit par l’absence ou dans l’excès. J’ai le mode d’emploi, mais il me manque l’énergie transformée après avoir tourné autour de mon axe pour me (dé)partir.

Je peux quand même fermer les yeux sur les eaux usées quand le temps n’est pas trop pluvieux. Me plonger dans des moments d’extase inventés de toute pièce au lieu de les faire vivre autour du vrai. Rêver éveillée parce que c’est ce qui s’écrit le mieux. Le soir, entre deux verres d’exagération, silencieusement comme toujours pour qu’on ne rit pas de moi à haute voix, je me permettrai toujours bien malgré moi de croire en l’impossible.


Posted by Miss Klektik :: 21:59 :: 3 commentaires
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Je ne reste plus

Je reste parce que j’ai l’impression qu’il n’y a que ses yeux pour me rendre ce que j’ai besoin d’entendre. Je reste jusqu’à ce que les couleurs perdent leur éclat. Je reste tant que je n’aurai pas fait crever ce que j’ai à moitié avoué. Je reste jusqu’à ce que sa façon de toucher change. Je reste, mais j’ai mal d’avoir trop d’espoirs.

J’en ai déjà abusé. J’ai bien tenté de les tuer, mais tout ce que j’ai réussi à faire mourir c’est cette barrière qui m’empêchait d’être totalement atteinte.

Je reste jusqu’à ce que je trouve où m’en aller parce que ce nowhere procure tout de même un semblant de chez soi. Je reste jusqu’à ce que je n’arrive plus à m’expliquer ma propre présence. Je reste jusqu’à ce que les silences emplissent la pièce et que les non-dits résonnent entre ces murs capitonné d’un velours rouge que j’aurai installé.

Comme cadeau d’anniversaire cette année, un nouveau départ. Quand je serai capable de dire « Je ne reste plus » sans goûter l’amertume. On devrait interdire les grands esprits féminins de se raconter. Je ne reste plus, mais je conserverai ce sourire lorsque je penserai à quand j'étais prêter à rester.

Posted by Miss Klektik :: 02:15 :: 4 commentaires
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vendredi 6 juillet 2007

Une maison parmi tant d'autres

Sur la Rive-Sud de Montréal, il existe une maison d’hébergement pour jeunes en difficultés. Des jeunes qui se sont sauvés ou qui ont goûté au trottoir par la force des choses. Une grande maison aux briques rosées accompagnées d’un peu de blanc pour souligner l’innocence perdue et rarement retrouvée de ceux qui passent, entre temps. Les gens ne font qu’y passer évidemment, ramasser des outils pour poursuivre leur vie ou se chercher une raison de la continuer.

Comme Johnny. Un petit gars de St-Hyacinthe. Mécano par défaut parce qu’il ne savait pas faire autre chose après avoir passé son enfance à regarder son père jouer après les moteurs, boire et battre sa mère. Lui aussi portait parfois les bleus après ses visites familiales jusqu’à ce qu’il décide de les distribuer à son tour. Claudia, anglophone rousse abusée par son frère. Elle faisait de la peinture. Quand elle a su que je m’étais fait violée, elle a fait une toile dans les tons de bleus et d’orangés qu’elle m’a donnée en guise de liberté. Je l’ai conservé jusqu’à tout récemment. Je l’ai porté jusqu’au bord du chemin pour me départir du souvenir. Mon voisin l’a ramassé. Elle est dans son entrée, accrochée à l’envers. Moi qui pensais m’en départir, je passe encore devant à tous les jours. Aunt Jemima et ses problèmes de vessie qui m’a montré l’une des seules choses que je sache cuisiner : un poulet à la créole que j’ai adapté au fil des ans. On aimait tant la faire rire jusqu’à ce qu’elle éclate. Hécate. Une déesse d’Otterburn Park. Mannequin d’une beauté à couper le souffle. Avec elle, je passais inaperçue aux yeux des autres hommes, mais j’étais si belle à ses yeux que j’en oubliais les autres regards épars. Hugues. L’héroïnomane qui ne parlait pas. C’est lui qui a imagé l’expression « tuer pour… ». Jésus, apprécié de tous, mais aimé de personne. C’est quand même lui qui rapprochait les gens avec son calumet de paix. Le gros Jacques qui pensait que l’argent pouvait acheter l’amour. C’est lui qui m’a fait ma première et ma dernière demande en mariage. J’ai tenté de lui expliqué que le sexe s’achetait, mais pas l’amour. Pourtant, il n’a jamais compris, cherchant toujours à s’approprier les femmes en leur montrant des billets parce qu’il n’avait rien de plus beau à étaler. J’ai même réussi à le transformer en femme un soir pour rire, pour l’exhiber ainsi dans mon quartier en guise de symbole de mon pouvoir et de ma liberté par pure méchanceté. Je ne me suis jamais amourachée d’hommes aussi malléables. Thomas. Celui qui m’a protégée un soir alors que j’avais peur, arme à la main. Sa violence et sa folie nous ont rapproché pour un temps lorsque j’ai vu qu’il tenait autant à moi, incapable de le dire avant parce que je n’étais jamais seule de toute façon. Le petit Jay qui est aussi tombé pour moi un soir et que je laissé seul parce qu’il était trop petit et trop semblable au reste du monde. Il a pleuré que je n’ai pas pris le temps de le connaître d’avantage. Je lui ai donné raison entre deux gorgées d’absence d’amour parce que je ne voulais pas m’arrêter. Parce que je savais que si je m’arrêtais, je perdrais mon insensibilité. Luis. Un des seuls à avoir commis l’impardonnable. Les mensonges me sont pires que l’adultère. H. et sa caméra qui me suivaient partout. Concours de poésie, d’arts de différentes formes. On créait, on parlait de tout et de rien. Le genre d’homme capable d’arrêter le temps. Un des seuls à ne pas partager son histoire. J’en ai déduis qu’il avait fort probablement l’une des plus tristes à raconter.

Comme moi… mais cette histoire je la conserve pour une autre fois.

Je me demande parfois ce qu’ils sont tous devenus, s’ils se sont sorti de cet enfer qu’on a partagé pendant un temps. S’ils ont réalisé leurs rêves, fondé une famille ou trouvé tout ce qu’ils souhaitaient de la vie à ce moment précis. Je me demande s’ils se souviennent autant que moi de ces courts mois passés ensemble à se chanter des balades pour se consoler, à crier notre haine en chœur en frappant contre les murs qui ne réussissaient jamais à contenir toute notre rage. Je me demande comment ils sont maintenant les jeunes qui ont pris notre place.


Posted by Miss Klektik :: 14:30 :: 4 commentaires
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jeudi 5 juillet 2007

Quêter

Quand j’ai lu ces mots avant de les entendre, c’est venu chercher quelque chose à l’intérieur. Quêter l’amour. Quelle image atroce à mes yeux. Ça tord d’un coup tous mes fantasmes d’amoureuse et de rêveuse. Je sais que les gens aiment ce qu’ils pensent voir, cette idée de la passion, de l’amour fort et romantique qui m’habite et me prends entière lorsque je m’y aventure même si ce n’est que sur la pointe des pieds. Si devoir quêter l’amour est cruel, se voir emprunter qu’une partie de soi pour panser les blessures des autres l’est tout autant. Comme si mon rôle n’était que l’entre deux. Comme si j’étais celle pour redonner des ailes. Jamais suffisante pour rester. Jamais celle qu’on aura aimé sans retenue et dont on se souviendra le plus. Jamais celle qui pourra écrire à nouveau l’histoire créant un regard neuf et une fin différée. Il paraitrait qu’il ne faut jamais dire jamais… Parfois, j’ai peur que mon corps se vide de toutes ces riches émotions. Parfois, j’ai peur de mourir d’épuisement. Mais j’ignore lequel des deux me fait le plus peur.

Posted by Miss Klektik :: 23:15 :: 2 commentaires
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Le Chat Noir

Il s’appelait Le Chat Noir. Un vrai matou. Moi je le surnommais James Hyndman avec les filles. On se permet souvent des surnoms pour imager nos conquêtes même si on ne les tient vraiment jamais entre les mains. Ça doit être une façon inconsciente de vouloir se les approprier. Il n’avait pas un cheveu sur le crâne et des lunettes noires. Toujours vêtu de noir. Ça lui donnait un genre qui ne m'était pas totalement inconnu. Comme chaque homme a son histoire, son lieu, son film, sa musique… C’est lui qui m’a fait découvrir Blade Runner un soir alors qu’il s’était invité chez moi sans arrière pensée, aucune. Légère déception. Puis, sur un banc de parc en sortant d’un bar associé à nos sorties nocturnes, conversation d’alcooliques shootée à l’honnêteté. Je devrais répéter l’endroit ne serait-ce qu’une fois pour lui en retirer le monopole mémorisé. Il était un adepte de l’étrange et il ne s’en cachait jamais longtemps, compatibilité oblige qu’il disait en souriant. Les bizarreries que le monde ordinaire chuchote en riant. Les déviances que le monde emmerdé dénonce. Nous, on se retrouvait quelque part là-dedans sans exagération. L’acceptation et la compréhension nous amenait directement à un niveau supérieur d’entente à deux. S’offrir sans artifices jusqu’à la fin de l’émotion avortée par les manques réalistes. Le temps contre qui je perds tout le temps.

Posted by Miss Klektik :: 21:08 :: 3 commentaires
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mercredi 4 juillet 2007

Taillade

Si je t’embrassais, pourrais-je absorber le poison que les fées ont laissé sur tes lèvres avant mon arrivée? Est-ce que tu me laisserais me l’approprier pour en faire des bulles qui suivraient le vent jusqu’à ce qu’un étourdi la perce d’un doigt ou qu’elle tombe sur l’asphalte brûlante? Effacerais-tu mes limitations sans questionnement les soirs où, après avoir tant tenté, je m’abandonnerais à la peine d’abandonner mon rêve de réalisatrice pour plus d’un jour? Est-ce que tu éloignerais les fins ou leur mirage pour radier les empêchements créatifs? Me permettrais-tu de te transporter dans mon univers de temps en temps que je te montre la vie de l’autre côté du miroir? Accepterais-tu de te noyer avec moi à répétition par temps gris? Serais-tu assez cinglé pour m’écouter sans te perdre dans les méandres de la complexité de mes histoires culottées? Debout, face à toi, j’ai cessé de bouger. Je n’ose pas poser le pied à l’avant ni même reculer. Donne-moi la familiarité de te regarder, ce n’est que dans tes yeux que je sens que je m’appartiens.

Peur de la lumière. Peur du tonnerre et des éclairs. Quand ça fait boum de l’intérieur. Peur de la noirceur. Peur des chaleurs. Ramollir jusqu’à créer une flaque de beige nu et d’hémoglobine.

Peur de la lame. Peur des femmes.
Peur des paroles. Peur des folles.
Peur des voix. Peur de moi.

Parce que j’ai encore le goût de la force d’impact sur le bout de la langue. Toujours les cicatrices pour nous rappeler nos peurs. Celles qu’on s’est créées sans le vouloir. Celles qu’on a osé affronter et qui ont donné naissance à de plus grandes. Mais ne jamais, non jamais, leur donner le nom d’erreurs.

Posted by Miss Klektik :: 19:41 :: 14 commentaires
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mardi 3 juillet 2007

Remember the time?

Un boa de plumes noires dans le cou sur St-Denis à passer mes après-midi aux Derniers Humains et au marché du coin. Fumer des beedies en écoutant Frank Sinatra de Cake quand on pouvait encore fumer partout. Lui, il m’appelait sa petite Tori. J’avais les cheveux rouges et lui, il fournissait l’herbe fraîche puis nous regardait décoller avant de partir sur sa moto. On buvait du sake en se racontant des histoires de cul dans le salon aux couleurs de nos passions. Le rouge et l’or. On mangeait du riz en pensant devenir petites comme les asiatiques. On a prit des photos. Tellement de photos. Des rachitiques et des gens ordinaires que tu transformais avec ton œil épatant. On en a vu des gens se mettre à nu en images et en pensées devant l’objectif qui donnait pour effet de révéler des côtés cachés des grands et des petits perturbés. On en a vu des bands de garage penser percer se retrouver à jouer dans des bars d’un autre indicatif régional dans le temps que le 450 était encore le 514. On en a vu des rêves se briser, des overdosés de toutes sortes. Tu étais amoureuse d’un infidèle et moi d’un mec en corbillard. Toi, obsédée par les musiciens et moi par la mort. Les deux avaient le nez poudré et l’égo démesuré. À chaque fois qu’on se croise ou qu’on s’appelle, on ose de demander quoi de neuf comme si on s’était parlées pas plus tard qu’hier. Je suis sûre que si on se donnait la peine, on aurait plein d’histoires à se raconter, mais nous non plus on ne s’est pas rendues au bout de ces rêves de jeunes adultes. Et je crois qu’aucune des deux n’osera l’avouer à l’autre avant un certain temps encore, à se demander quoi de neuf et à creuser le fossé qui nous sépare jusqu’à ce qu’on ne voit plus l’autre côté.


Posted by Miss Klektik :: 19:58 :: 4 commentaires
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lundi 2 juillet 2007

Burnin'

J’aspire à retrouver cette fluence, cette capacité perdue de tout dire jusqu’à la crainte de n’être qu’une saveur du mois pour un fast food d’un quartier à la limite entre le reculé et le branché. Au même moment, je me questionne sur la nécessité de convoquer le peuple entier à une dégustation de vérités, embêtée par ce que les voyeurs peuvent bien vouloir savoir. Plaire jusque dans le dévoilement et le dévouement de soi. Se forcer à se doser au risque de choquer que ce soit conjugué au passé ou au baromètre de l’intensité. Mais que reste-t-il donc aux pauvres créateurs de vie lorsque la nuit tombe et qu’ils se retrouvent vulnérables face au monde extérieur? Quelques gouttes d’alcool, de la musique un peu trop forte pour fêter l’arrivée des nouveaux voisins – vive le premier juillet pour fournir l’excuse sonore parfaite – et danser… Danser jusqu’à ce que le corps ne tienne plus debout, seule dans le noir là où le rythme entre par les pores de la peau alors que l’eau s’évapore avec ce qui reste de pudeur. Et ainsi taire les spasmes de l’âme qui a oublié les pas. Reprendre le contrôle ne serait-ce que d'une partie de son corps. S'exprimer en mouvement alors que personne ne regarde.

Humecter les lèvres en lisant à haute voix ces archives. Suis-je meurtrière ou libératrice? Je ferai semblant de m’extasier devant un paysage ou un visage d’enfant… jusqu’à ce que je cesse de m’émerveiller autant pour un sourire accroché au coin des lèvres.


Posted by Miss Klektik :: 20:46 :: 6 commentaires
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dimanche 1 juillet 2007

Serre

Je sais parfois qu’à force de vouloir plaire, je me perds et j’exagère. Les nerfs peuvent tenter de taire. Gloire aux passionnées que rien ne peut arrêter à l’exception de la trahison, de la prononciation irréfléchie. Plus rien à voir avec le pouvoir ni même l’ère de la liberté de perversion. Je me raconte des histoires un peu cinglées pour dissocier la réalité de mes illusions. Puis je les dépeints avec d’autres sons pour ceux qui s’approcheront, ceux qui s'accrocheront. Trébucher sur la dépravation, l’emmêler aux privations, pour extraire le féminin des monstrueux matins. Je n’y arrive pas encore, écartée quelque part entre croire et devoir, il y aura toujours à boire quand on ne veut pas abandonner l’espoir incapable de choisir entre le rose et le noir. Je m’invente en suite des raisons pour m’évader de cette prison qui ne confine que mes appréhensions. Hantée par ces souvenirs, ces sensations… J’ai atteint la plus noble première, mais telle une vierge qui rougi facilement, je n’oserai jamais dévoiler l’ampleur de ce qu’on m’a octroyé et ce dont on m’a permis de me dépouiller. Dénuder la portée de la liberté sur ces corps enchaînés. Je pourrai un jour m’envoler par un soir de pleine lune… Lorsque j’aurai trouvé mon autre soulier vert parce que dans cet univers, tout vient en paires.

Posted by Miss Klektik :: 01:00 :: 6 commentaires
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