Le Monde de Miss Klektik - Part Deux


vendredi 31 août 2007

Blog Day


Mon Blog Day. Je rappelle les règles. Recommander 5 nouveaux blogs, de préférence des blogs différents de ma culture, point de vue et attitude.


Miss Fit, Diva Poussine : pour ses histoires et sa détermination. Elle me fascine et je me croise les doigts pour elle parce que je veux la voir réussir.

Âmes perdues : lorsque j’ai envie de m’évader et de lire de longues histoires remplies d’émotions et d’intenses souvenirs

La Lectrice : Une amoureuse des mots. Ça se voit. Ça se ressent. Des beautés littéraires pleines de douceur.

L’Archéologue Urbain : J’ai entendu deux bloggeurs en parler au dernier Yulblog. Le nom et la façon dont ils en parlaient ont capté mon attention. Un petit bijou pour les curieux.

Moonerboy : Parce que toutes les raisons sont bonnes pour zyeuter une paire de fesses (même si c’est la même qui revient).


Posted by Miss Klektik :: 00:19 :: 6 commentaires
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mercredi 29 août 2007

Jade

L’écrivaine qui chevauche des romans crée des distractions. Prisonnière de ses propres inventions, elle vous fera perdre la raison. Sans prétention, vraiment. Ses seules intentions étant guidées par une passion qu’elle n’arrive pas à s’expliquer.

On lui a demandé récemment pourquoi elle ne croyait plus en rien. Comment elle en était arrivée aussi tristement à ne plus compter sur les gens. Puis, on lui a fait remarquer qu’elle ne rêvait plus autant. Elle le sait et ça l’a fait pleurer.

Elle assume ses faiblesses, mais ne reconnaît pas toute sa délicatesse. Cette fragilité qui la rend si vulnérable, elle aimerait bien qu’on lui laisse sans avoir à l’exposer au monde entier. On l’a accusée d’extravagances puis elle a fait l’objet de remontrances. Il y aura toujours une partie d’elle qu’on voudra enfouir loin des regards. Et maintenant, parfois, ça vient d’elle-même.

Elle ne sait pas pourquoi cette fois elle crée avant d’effacer. Son incertitude se renouvelle, mais ne fait pas obstacle à ses habitudes défectueuses. Ressentir violemment, se donner superficiellement. Sa tête remplie de questions, elle la posera sur un oreiller improvisé en oubliant les points d’interrogations.


Posted by Miss Klektik :: 23:30 :: 3 commentaires
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mardi 28 août 2007

Si on était déjà après demain…

Hier, j’ai absorbé les dernières gouttes de silences. Confronté bien faiblement mes caprices. Changer les meubles d’orientation. Les dépoussiérer un peu par la même occasion. Rendre ma vie un peu plus Feng Shui.

Après demain. Aujourd’hui. L’instant présent devancé. Une déviance de plus du temps, de l’époque et des écarts de température. Monter intentionnellement à bord d’un véhicule sans plafond. Expulser le contingentement. S’extasier de la cohérence inexplicable. L’anticipation sous la chair qui bouleverse toutes les impressions. Les barrières vues comme des pauses. Des frontières à pousser, à grimper, au lieu d’arrêts mécaniques.

Prochainement sur mon écran et loin de celui-ci, de nouvelles histoires à raconter et d’autres à inventer. Des lendemains, mais pas d’inéluctables matins. Des heures simplement. Pluvieuses et grises. Ou bien ensoleillées et aveuglantes.

Écrire encore et encore, à m’en déchirer les poignets.


Posted by Miss Klektik :: 20:57 :: 6 commentaires
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lundi 27 août 2007

Citadelle

J’ai envie de flâner un peu dans les ruines. Ces fondations ébranlées que j’ai regardé s’effondrer. Rôder au milieu de ce paysage qui m’est encore si familier. Ma façon de rendre hommage à tous les si et les peut-être qui n’ont jamais réussis à se placer dans une phrase complète. Faire l’éloge une fois, une seule. Saluer les instants de bonheur avec ce qu’il me reste de chaleur. Un dernier baiser envoyé langoureusement au miroir à défaut de voir ces yeux demeurés impénétrables. Je m’interdis toute forme de plainte et de lamentation. Je me refuse ce temps de contemplation. Je me le permets qu’en musique et en mots projetés par ma fenêtre sur un avion de papier blanc que je laisserai tomber sur un asphalte fragilisé en plein centre de la ville. Comment dire qu’on n’oublie pas même si l’on s’apprête à tourner la page? Comment confesser raisonnablement que le spleen, même provoqué et prudemment contrôlé, a toute sa place à l’intérieur, mais pas en apparences? Essuyer les souvenirs au coin d’un oeil du revers de la main et sourire. Sourire au monde entier comme si on était déjà après demain.

Posted by Miss Klektik :: 23:24 :: 2 commentaires
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dimanche 26 août 2007

Rêveuse

Il était une fois une jeune femme à la plume frivole. Ses mots se voulaient souvent un reflet d’un semblant d’idéal, un brouillon de rêve loin de sa réalité pure et dure. Il s’agissait assurément d’un mauvais sort qu’on lui avait jeté à sa naissance. Cette faculté de tout transformer n’avait rien de féérique. Inspirée de ceux qu’elle aimait, de songes profondément enfouis, l’idée incertaine qu’un jour elle pourrait se dissocier des autres aux yeux d’un homme qui la capturerait, qui la captiverait. C’est en se promenant par un après-midi particulièrement humide pour la saison, qu’elle ramena à nouveau chez elle les écrits d’un autre. Les mots accrochèrent son regard et le reste de sa journée… « C’est le rêve qui est ma vie réelle, et la vie en est la distraction. » Puis elle observa le corps nu de la femme blonde aux courbes généreuses sur une image, rappelant les siennes avec une fois de plus, un soupir laissant entrevoir plus que ce qu’elle aurait souhaité.

Posted by Miss Klektik :: 18:04 :: 4 commentaires
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samedi 25 août 2007

Alone in the dark

J’ai marché. Mes souliers ont arpentés les trottoirs de mon quartier pour laisser les idées se bousculer. Esquiver les coups avant de voir le poing se fermer. Me délivrer. Cicatriser. M’adoucir. J’ai tant de peurs et personne pour les vaincre avec moi lorsqu’elles surgissent. Je m’épuise seule au combat, spectatrice d’une danse à laquelle je n’ai pas envie de me prêter. La confiance sera toujours délicatement louée, mais reprise sans peine.

Je mange mes émotions en pleine conscience alors que je choisi une pointe pour traverser le parc plongé dans le noir. On m’en offre deux avec un sourire pour le même prix parce que mon maquillage aura coulé. Une voiture s’arrête. Un homme aux cheveux longs m’adresse la parole. Je fonce vers lui avec une assurance qui le déstabilise. Mon esprit morbide me souhaite des infortunes parce que j’aurais de meilleures raisons de pleurer. Une grande catastrophe pour pallier aux petites déceptions. Il me dit qu’il me trouve jolie. J’hésite. Je pourrais embarquer et oublier tout ce qui m’a fait errer dans les rues sombres de mon quartier ce soir. M’abandonner aux vices de l’inconnu pour essuyer les refus. Les miens. Les siens. D’autres m’interceptent, mais aucun ne m’interpelle.

Ce soir, j’aurais aimé qu’on me serre fort et qu’on ne me lâche pas.


Posted by Miss Klektik :: 10:02 :: 8 commentaires
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mercredi 22 août 2007

Fragment pétillant

Il est parfois difficile de détourner les yeux des sentiers que l’on a voyagé. Des mythes et des légendes qui précisent notre contemporanéité. Un mur érigé des épreuves dont on n’ose pas complètement se désintéresser de peur de reproduire. On sait que l’oubli est aussi pervers que les voyantes qui prédisent l’avenir. On marche calmement, sans faux mouvement apparent. Prudemment. Si près de tomber pourtant. Des contrastes jusqu’au bout des orteils. On se demande pourquoi s’appesantir alors que d’autres s’expatrient dans de lointaines contrées. Et une promesse atterrie au milieu d’une vie… la prochaine fois, se retourner ne serait-ce que pour admirer le chaos laissé à l’intérieur de soi. Parce qu’il n’y a rien de plus joli que les vices et les faiblesses des gens. Je me demande si on me trouve aussi belle lorsque mon phare illumine la verge au lieu d’éclairer la mère. Mes phrases s’embrouillent au lieu d’éblouir. Lorsque tout ce dont j’ai envie c’est de m’avouer vaincue et de capituler malgré tout ce qui me retient. L’indifférence m’est inaccessible.

Posted by Miss Klektik :: 20:11 :: 5 commentaires
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mardi 21 août 2007

L'écho critique

Le goût de créer qui me prend sans prévenir après avoir écrit mille et un souvenirs. J’ai peine à croire que ma tête en contient encore à déverser sur ces pages blanches en mots décousus parce que la clarté n’a pas encore dépassé ma pensée. C’est souvent dans la noirceur que je trouve l’éclat de mes mots. Des idées, d’infimes parties de moi que j’expose. Mon miroir en a vu d’autres. Les murs en ont entendu d’autres aussi. Bien avant mon arrivée, des départs précipités et des espoirs condamnés auxquels on ne voudrait jamais s’habituer.

Je voudrais qu’on me dise que j’ai de la grâce et du style même lorsque mes pieds s’emmêlent et me font goûter la présence du sol, l’absence d’horizon entourée de ces immeubles opaques. Et si l’infini se trouvait sous moi au lieu de se situer au dessus de ma tête? Je me dis que c’est peut-être un effet de l’inversion des pôles magnétiques. Peut-être qu’un jour tout le monde adhérera à mon monde à l’envers. Et si je m’habillais de blanc en racontant qu’un extra-terrestre m’a dévoilé ses secrets pour passer le temps?


Posted by Miss Klektik :: 05:35 :: 3 commentaires
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lundi 20 août 2007

J’en ai eu, je n’en veux plus

Ça parle d’enfants un peu partout autour de moi. Une fois de plus, je me sens débranchée de ma génération. À quelques exceptions près, mais tout de même…

J’en ai passé des journées en pyjama les cheveux dépeignés parce que je n’avais tout simplement ni le temps ni la logistique nécessaire pour prendre soin de moi. J’en ai passé des jours et des nuits à pleurer à regarder mon corps déformé et à me remémorer les commentaires des hommes rencontrés qui avaient vu mon corps d’avant. À me demander si les vrais eux ils restent vraiment.

J’en ai changé des couches, à me faire des masques à gaz avec des linges à vaisselle. Qui a dit que c’était moins pire quand c’était le sien? J’en ai goûté de la purée à la texture et à la couleur douteuses. J’en ai ramassé des petits pois de peine et de misère avec mon balai.

J’en ai entendu des commentaires de gens autour sur ma façon de faire, jamais à la hauteur. Surtout lorsque l’enfant n’écoute pas ou que le bébé pleure… il y aura toujours quelqu’un pour démontrer qu’on a ne serait-ce qu’un grain d’incapacité parentale. J’en ai enduré des mamans parler de leurs secrets de mères et de oh combien elles avaient le tour elles avec leur bébé muet de porcelaine. Ou bien lorsqu’elles se mettaient à comparer la grosseur de pénis de leurs garçons avec le mien. Je devenais rapidement bête et méchante. Ça parle de couture, d’allaitement, de seins tombants, de plats cuisinés la fin de semaine seules dans leur cuisine parce qu’elles ont perdu leurs amies sans enfant qui elles courraient encore les bars.

Et moi, dans l’entre deux. Pas encore intéressée par les pots de confiture confectionnés en groupe le vendredi soir ni à sortir tous les weekends à la recherche d’émotions fortes que j’avais déjà connues de toute façon.

Alors, est-ce que j’ai vraiment le goût de tout recommencer ça à zéro?

Mon garçon a sept ans. C’est un âge extraordinaire. À moins d’accoucher d’un enfant d’au moins six ans, il n’y a pas grand-chose pour me convaincre. Oui, j’ai pensé adopter, mais le mal qui semble ronger les hommes de mon âge n’est pas celui d’avoir un enfant, mais celui d’avoir SON enfant. Se voir eux ainsi que leur définition de l’amour dans une version plus petite et homogène. Et ça, moi, je l’ai déjà.

Suis-je donc condamnée à n’être qu’un fling, de passage ?

Je me suis demandé récemment qu’est-ce que je ferais si ça m’arrivait encore… Je me suis retrouvée devant une intersection imaginaire où le choix d’action pourtant si clair, je n’arrivais pas à déterminer comment décorer autour. Et quand je vois un paquet d’enfants qui courent partout, c’est automatique, je reviens avec un air bête, un affreux mal de tête et une peur bleue.


Posted by Miss Klektik :: 05:55 :: 6 commentaires
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dimanche 19 août 2007

Interprétation

- Maman, qu'est-ce que tu fais pour cent piastres?

- Quoi?!

- Ben... j'ai vu ça à la télé...

Posted by Miss Klektik :: 09:14 :: 3 commentaires
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Le personnage et la femme

Question fort simple, pourtant… ça trotte encore dans ma tête . La différence, s’il y en a une, entre le personnage et la femme. Demandé sans prétention un soir de fin de semaine, je n’arrive pas à me défaire de l’idée d’une discordance troublante. Mais qui préfère-t-on?

Ça vient toujours des perceptions. Des silences. Des murailles. Des prétentions. Des mensonges même… tout ça dans un but désespéré d’atteindre non pas la perfection, mais l’émotion ultime alors que je me prive de recevoir à ma façon.

Est-ce bien mes doigts qui s’agitent sur le clavier? Ai-je créé un mythe aveuglant liant expériences et déceptions? Serai-je toujours un peu à l’écart avec ce monde dans ma tête si inaccessible à la compréhension?


Posted by Miss Klektik :: 08:26 :: 3 commentaires
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vendredi 17 août 2007

La fausse rousse à la jupe verte

La fausse rousse monte à bord de l’autobus. Elle sourit aux étrangers en faisant danser sa jupe verte et en sautillant comme une enfant. J’ai toujours dit que le vert allait à merveille aux femmes rousses et à toutes les filles qui s’appellent Alice. Tous la regardent. Elle va tomber si le chauffeur part. Mais non, seuls ses yeux qui suivent la mademoiselle servent à prouver qu’il est toujours en vie. Lui aussi est hypnotisé par le charme de la jolie fausse rousse qui gambade jusqu’à un siège inoccupé. Elle s’installe tout près de moi, un peu à l’avant et en angle de façon à ce que je puisse l’épier discrètement. Et le chauffeur repart enfin. Ses cheveux sont remontés et laissent sa nuque à découvert. Son visage un tantinet marqué par le temps a tout de même conservé sa beauté et une forme invitante, comme le reste d’ailleurs. Sa tête légèrement penchée vers l’avant, elle lit un livre. Je m’étire doucement afin d’en saisir la couverture ou un extrait… mais c’est l’auteur qui sollicite ma curiosité. Elle lit Lovecraft sans cesser de sourire. Je souris à mon tour même si elle ne me voit pas. Ses jambes d’une blancheur rappelant l’hiver suivent un rythme que je n’arrive pas à entendre. La musique qui joue dans ses oreilles ou ses battements de coeur. Je la regarde et je la trouve belle, même ordinaire. J’ai soudainement l’envie – folle et passagère – de me teindre en rousse et de porter du vert.

Posted by Miss Klektik :: 18:15 :: 9 commentaires
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mardi 14 août 2007

Où va-t-elle?

Tout le monde l’ignore et ils la regardent s’éloigner en silence. S’élèvera-t-elle ou tombera-t-elle? Les paris sont ouverts avant même que le ciel ne se soit complètement éclairci. Elle tremble sous cette vision obscène, son désir de scène. Elle avance sans instruction parce qu’elle se dit qu’on ne sait jamais de toute façon. Les yeux fermés, la tête tournée vers une noirceur symbolisant l’inconsistance des impostures conjuguées au passé, mais toujours virtuellement présentes dans son esprit qui se refuse d’oublier. Aussi bien les ouvrir puisque la couleur reste sensiblement la même devant l’inexploré si grand et révolutionnaire. Elle peut perdre un instant la force de penser, mais pas sa liberté. Outillée diront certains. Expérimentée oseront d’autres. Votre théorie aussi bonne que la sienne, mais ne lui dites jamais qu’elle nivelle vers le bas même les jours où l’inquiétude la gagne. Elle a besoin de croire au meilleur même si elle se sait pire que vous. Elle emprunte la route pour mieux la remettre. Elle change ses souliers au milieu du parcours. Elle se balance au bout d’une liane en chantant du blues...

Posted by Miss Klektik :: 19:13 :: 4 commentaires
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lundi 13 août 2007

La femme vampire

Troubler les acquis ou provoquer la désorganisation des possessions. Se rappeler de l’impact de la femme vampire sur son désir de séduction. Mordre à pleine dents dans une vie qui n'est pas toujours jolie, comme elle. Elle charme et envoûte comme bon lui semble sans jamais se prosterner devant ses élans d’affection. Ne pas se laisser aller complètement à l'enchantement. Elle fait rêver les hommes de tout ce qui ne peut pas être consommé rationnellement. Rêver d’être celui qui réussira à la fasciner à son tour, à satisfaire sa soif légendaire. Elle sait pourtant que si elle cédait, elle perdrait tout ce qui fait d’elle une créature mythique et puissante, tout ce qui la rend intéressante. Parce que c'est une femme qu'on doit consommer de loin, avec modération. Alors lorsque le pauvre mortel devient fou, la femme vampire le laisse seul se vider du reste de son sang, passant à une autre victime qui attend une aussi belle mort avec autant d'impatience.

Posted by Miss Klektik :: 22:21 :: 5 commentaires
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Une toute petite fenêtre

En attendant un post qui fait du sens, les mots d'une autre pour traduire une infime partie de ma pensée :

It is the nature of the artist to mind excessively what is said about him. Literature is strewn with the wreckage of men who have minded beyond reason the opinions of others.
(Virginia Woolf)

Posted by Miss Klektik :: 06:32 :: 2 commentaires
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dimanche 12 août 2007

La fatigue

Ma peau incandescente sous ses caresses indécentes. Je sculpte tous les verbes aux temps imprécis et aux découvertes exprimées. Verre à la main, je rêve en paires.

Je ne sais plus si je relate ou si je divague. J’ai les pieds qui glissent, la tête qui gicle. Le miroir me renvoie un reflet que j’ai trop souvent fixé. Je ne sais pas comment regarder pour ne pas voir ce qui me hante. Est-ce que j’ai changé? Mon lit m’appelle, je lui fais la gueule. Les lèvres gercées, le pouls glacé et le corps brûlé… même exténuée, je ne m’avouerai jamais vaincue. Dure et fragile, je ne suis que poussière. Mon bonheur se consomme grossièrement. Sourire aux lèvres pour défier le climat, j’attends patiemment le jugement dernier. J’ai tant besoin de sommeil. Achevez-moi avant que je crève.


Posted by Miss Klektik :: 07:21 :: 4 commentaires
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vendredi 10 août 2007

Je suis une bloggeuse

Pas bien grande. Pas connue ni reconnue. « Et c’est parfait comme ça » que je me dis bien souvent entre deux rêves stupides de devenir une superstar de la littérature avec des mots qui m’appartiennent encore un peu trop à défaut de m’être rendue au sommet de la porno.

Parfois, je me demande si ce blog ne va me forcer à faire des conneries que pour avoir quelque chose à décrire et ça me fait peur. Ce n’est pas une pression des lecteurs, mais plutôt une maladie… celle de constamment devoir se dépasser. Mon intelligence fantaisiste limitée à ce qui s’approche de ma sensualité. Mon esprit a besoin d’être sollicité puis provoqué par un élément quelconque avant de se permettre de partir pour d’autres mondes. Parce que c’est un peu ça écrire. Se déconnecter de soi et se brancher sur les autres. Ou le contraire. Se débrancher des autres pour se reconnecter à soi. Mais on devient soudainement ultra sensible à l’inspiration comme matière première, le besoin irréfléchi de décrire un fantasme ou un bouleversement.

Parfois, je me dis qu’il doit paraître étrange pour une personne de ma réalité de lire mes histoires manipulées. Est-ce que les gens ont peur que je les écrive ou souhaitent-ils plutôt se retrouver parmi l’un de ces personnages sans nom? Ont-ils la moindre idée de l’importance de cette nouvelle drogue sur ma santé mentale, ma stabilité affective discutable et ce sourire en permanence sur le coin de mes lèvres? Est-ce un désir d’expression ou un désir d’exhibition que de considérer de minuscules parties de sa vie en mots écrits sur un bout de napkin dans un restaurant ou sur l’avant-bras caché par un chandail étiré pour ne pas oublier le moment précis où l’on a pensé écrire ce mot qui seul, ne voudrait rien dire?

De ces écrits, on en retire toujours différentes moralités qui ne sont pas toujours siennes. Le bloggeur se doit-il alors de justifier ses idées à son entourage, d’expliquer et de rationnaliser ses voyages littéraires ou peut-il créer et être lu pour ce que ses écrits sont : des créations sans considération sur les limitations entre le fantasmagorique, l’allégorique et le véridique?

Avec le temps que nous mettons à choisir les mots pour exprimer un désir, une opinion… ne devrait-on pas lire avec autant d’implication? S’abreuver des mots, dévorer les pages avec une lenteur permettant de s’imprégner de son auteur?


Posted by Miss Klektik :: 00:04 :: 7 commentaires
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mercredi 8 août 2007

Moi, Jane... Toi, Tarzan

En fin de semaine, alors que je gambadais dans un endroit tout vert, mais toujours en ville, j’ai entendu une femme faire un drôle de commentaire à son téléphone cellulaire. «L’homme et la femme étaient tous les deux à leur place…» Sur le coup, ça m’a fait sourire. Puis rire. Ça démontre quant à moi une fermeture d’esprit évidente, une pensée archaïque profonde sur ce que sont les couples. Si l’homme et la femme se complètent de par leurs différences, ont-ils un rôle prédéfini duquel ils ne peuvent se dissocier complètement?

On m’a déjà affirmé que dans les relations, il faut comprendre que le partage de pouvoir ne se fait pas toujours parfaitement moitié-moitié. Il faut donc accepter qu’il y ait des moments où l’un détient 70% du contrôle et l’autre seulement 30% ainsi que le fait que ces pourcentages seront inversés, augmentés, diminués… Apprécier les subtilités des nuances.

Peut-on à la fois se soumettre à la réalisation de la satisfaction de l’autre tout en étant maître dans l’art de prononcer ses propres besoins? S’il est possible de fusionner la mère, l’amoureuse, la pute et l’amie dans un seul corps puis d’exiger la combinaison d’autant de rôles au quotidien dans le corps voisin, alors j’ai envie de crier au monde entier que le secret réside dans la pleine libération de sa dualité, dans l’acceptation et l’association des antagonistes intérieurs...

Défions donc les modèles imposés. Reject comfort in conformity.


Posted by Miss Klektik :: 21:18 :: 13 commentaires
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mardi 7 août 2007

Les auteurs

Il lui lisait les histoires du Marquis de Sade et elle racontait Anaïs Nin. Leurs rencontres pourtant toujours dignes des plus grands romans mariant si délicatement romance et sexualité. Elle sait qu’elle pourrait aisément en faire un livre pour que leur histoire défie le temps. Au-delà des heures qu’ils s’accordent mutuellement, un instant parmi plusieurs où ils découvrent avec joie des parties de l'un avec l’autre. À chaque escapade, la ville accepte de leur dévoiler un secret. De nouvelles odeurs, de nouvelles couleurs… Ils marchent sans même se douter qu’ils partent à la conquête du monde. Redéfinir ce qu’ils croyaient connaître, en colorant le nu de l’immense toile qu’ils se seront donnée. Puis, dans le creux de l’intimité, retrouver ces histoires à partager. Les leurs, celles des autres, mais également certaines provenant de leur imagination. Capturer chaque seconde en mémoire pour savourer ce qui peut être et ce qu'ils choisiront de rendre réel peu importe le temps.

Posted by Miss Klektik :: 06:09 :: 1 commentaires
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lundi 6 août 2007

Un vrai lundi qui commence

C’est la fin des vacances. Déjà. Ce que le temps passe vite parfois. L'an dernier, à pareille date, j'écrivais : «Sans art, la vie serait moche. La mienne en tout cas.» J'ai réussi à marier plusieurs passions et je me dirige à nouveau vers elles ce matin en pensant affectueusement à ceux et celles qui en ont encore pour plusieurs jours. Je serai à nouveau parmi ces gens que je croisais tous les matins. L'homme à la barbichette qui écoutait du metal en s'imaginant qu'il jouait du drum dans les airs. Ou alors un des deux sexy black courtois qui débarquent deux arrêts avant le mien. Je me replonge dans le rythme qui n'était plus le mien, en m'éloignant du coeur de la ville. J'écrirai peut-être moins, mais toujours avec la même intensité à traîner encore crayons et papiers pour noter la moindre idée. Bon lundi à vous.


Posted by Miss Klektik :: 06:05 :: 6 commentaires
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dimanche 5 août 2007

Il y a des jours comme ça

- Pardonnez-moi, madame, est-ce que cette chaise est libre? Puis-je m’asseoir avec vous?
- Non. Enfin, oui. D’esprit, mais pas de corps. Ou est-ce de corps, mais pas d’esprit? Je ne sais plus…
- …
- Je sais, c’est compliqué. Ma vie l’est ou c’est ce que j’en fais. Pourquoi serais-je le contraire de ce que je vis? Je suis à l’image des évènements constituant mon existence. Ou ne font-ils que la décorer?
- Sti de folle!
- Ouais. Je sais.

Je voudrais être ailleurs. Ou ici, autrement. Prisonnière volontaire dans un champ à découvert. Des miettes de gâteau sucré pris entre les orteils et qui m’empêchent d’avancer sûrement. Je sais que pour ne pas m’enliser, je dois continuer de jouer du regard. Encore. C’est mon vaccin d’urgence, ma pilule du lendemain. Stupidement, je n’y arrive pas complètement. Une partie de moi s’y oppose. Tue-la donc pour moi.

Posted by Miss Klektik :: 19:43 :: 2 commentaires
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samedi 4 août 2007

Paisible


Un suicide honorable que celui de la femme qui s’étire et se retire avec maladresse. S’infliger naïvement une mort synthétique. S’étendre seule sur l’herbe fraîche et mouillée. Inventorier les étoiles citadines au lieu des voitures jaunes comme lorsque j’étais petite. Si minuscule, si ridicule. Mais d’où provient cette nécessité de conter? Laisser les heures passer, dépassée. Je vieillirais un mot ou deux. C’est là que le temps s’arrête. Lorsque la nuit s’achève et que le ciel vire à l’oranger. Doucement. Sur le dos. En pleine conversation avec mes convictions. Querelle avec l’intuition. Une brise légère qui ne change rien. L’initiative tardive ou la résolution trop tôt. Des poussières de terre sur tout le corps, je m’endors enfin.

Posted by Miss Klektik :: 13:28 :: 2 commentaires
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vendredi 3 août 2007

Oscillation

Dans l’attente, l’indécision dans la manière et l’appréciation des techniques. Une attente impérissable car l’action mènerait indubitablement à un déclin. La recherche dérisoire de symboles que tu aurais pu glisser dans un élan sous les draps ou dans des coins de phrases. J’aurais voulu m’emparer de ce qui n’avait pas encore été lancé.

Les portes ne claqueront jamais parce qu’elles ne sont ni ouvertes ni fermées. Une toute petite ouverture qui indique «tu n’as qu’à pousser si tu désires entrer». Elle suggère la volonté avant l’exposition en évitant la surenchère. Elle est là, immobile, prévisible et prête à se faire bousculer une nouvelle fois. Mais la stagnation n’enchaîne pas pour autant.

Les souvenirs de nos récits excitent un soupir dont tu auras peut-être perçu la tête. Je conserve fièrement l’odeur sur ma peau quelques heures de plus après mon départ. L’odeur de ton corps contre le mien et de ta passion qui m’éclabousse par les pores. Comme s’il s’agissait de la dernière fois… encore.


Posted by Miss Klektik :: 12:07 :: 0 commentaires
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jeudi 2 août 2007

Conte accessoire

Laurent était grand et avait les cheveux noirs. Il portait toujours des pantalons de cuir et une chemise ajustée qui laissait deviner suffisamment pour encourager les discussions de bureaux entre jeunes demoiselles en chaleur. Un jour, on s’est échangé nos numéros. Il disait qu’il aimait mes collants opaques rouges et cette robe noire que je portais toujours parce que je me sentais si belle dans ce simple morceau de tissu. J’ignore s’il aimait vraiment ce que je portais ou si c’était le reflet de pouvoir que cela me procurait.

On se parlait de tout et de rien. Notre amour pour le noir. De cinéma de répertoire. De nos observations puis de nos côtés sombres. Parce que ce sont ces côtés qui en apprennent le plus sur les gens, ces choses cachées que l’on ose se dévoiler que lorsqu’on sait sans l’ombre d’un doute que l’autre saura comprendre ne serait-ce qu’un tout petit peu. Suffisamment pour faire sourire au lieu de faire courir. C’est dans cette façon que je me plaisais à rencontrer les gens, pour voir si nos défauts pouvaient se parler. Je n’avais pas encore tout dit qu’il me fit une drôle de proposition, comme on ne m’avait jamais fait auparavant.

« J’aimerais t’appartenir... »

On a discuté par téléphone de ses idées artistiques excentriques qui me faisaient bien rire. La tentation était grande mais, j’ai refusé par souci d’intégrité. Je l’ai vu rapidement comme une occasion fanée. Cette offrande de finesse et de complicité dans une relation si différente, si simplifiée.

Et je me suis promis ce jour-là de ne plus laisser passer d’opportunités de vivre ma vie comme je l’entends, toujours clarifier même si ça fait longtemps. Parfois, on se refuse de petits bonheurs pour de drôles de raisons, des standards inventés que plus personne ne comprend et que plus personne n’applique de toute façon. Et ce, même si entre deux histoires plutôt physiques, on espère un jour trouver quelqu’un qui serait capable de rester et de vaincre ses peurs.


Posted by Miss Klektik :: 13:36 :: 2 commentaires
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