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dimanche 22 juin 2008
Lendemain de veille
Party privé sur le toit de l'édifice de Molson avec de l'alcool en quantité illimité. Je n'avais pas participé à la rédaction d'un billet n'étant pas aussi inspirée que pour l'épopée... Enfin, vous vous souvenez. Mais j'ai eu la joie d'accompagner la jolie MAD pour l'évènement.
Elle m'attend donc dans un bar tout près de la destination prévue selon une entente préétablie. Nous prenons un verre puis nous nous rendons à pieds jusqu'à l'auvent bleu. Courir les grandes rues en talons entre deux lumières, ça me fera toujours rigoler.
Première surprise de la soirée: le port du name-tag. De beaux collants Avery blancs comme on colle sur les dossiers classés au boulot. L'avantage étant que l'écriture à la main est ici recommandée et non l'usage d'une commande xyz visant à uniformiser l'apparence de ce que l'on cherche à identifier.
Bref, alors que mon premier M se forme, une scène se crée dans ma tête. Visiblement chaude, en train de faire une connerie car c'est inévitable, les stupidités attirent l'oeil du photographe expert. Des collègues qui fouillent régulièrement l'Internet à la recherche de traces que j'aurais échappées afin de saisir l'identité qui leur est inacessible. Moi, ma face, ma connerie à venir et le name-tag sur un ordi en fond d'écran. Alors je prends le papier et je le colle au bas de mon chandail. Le plus loin possible du visage.
J'avance donc vers une salle à thématique évidente, me prend un verre et jette un regard rapide autour de moi. Mon regard tombe rapidement sur des amis, mais je me rends compte que mon ratio de connaissances n'est pas aussi grand que ce j'avais espéré. Une ambiance entre l'habituel Yulblog qui se serait déplacé et un 5 à 7 d'employés de centre d'appel.
Mais oh bonheur lorsque la rumeur circule que nous procédons enfin pour nous rendre sur le toit en petits groupes de dix personnes, accompagnés par des agents de sécurité souriants. Nous nous dirigeons donc calmement, mais avec tout de même une grande excitation. Tout ce rituel entourant le déplacement jusqu'au toit. Sortir à l'extérieur. Marcher jusqu'au bout. Tourner d'un côté. Prendre l'ascenceur. Monter encore quelques marches. Puis se retrouver sur le toit juste sous les lettres MOLSON. Boisson, musique et danse jusqu'à ce que la nuit tombe. Lorsque les feux éclatent en plein ciel, je me laisse séduire par la vue.
Une lectrice que j'appelerai Marie-Pierre pour l'occasion, accompagnée de son Jules. En descendant jusqu'au rez-de-chaussé, c'est elle qui me ramène à ma réalité au milieu de ce tourbillon par ses jolies discussions. Ça se voit qu'elle est fière de son Jules (et qu'elle a probablement bu un nombre de bière équivalent au mien). Même si sa compagnie est appréciée, elle me donne le goût de rentrer...
Je prends la dernière gorgée que mon corps peut supporter, puis je quitte en abandonnant un verre à moitié plein. Je pense que je marche encore droit, mais honnêtement, je ne sais pas. Impatiente, je téléphone trois compagnies de taxis dont une me refuse l'envoi d'une voiture prétextant que mon adresse est invalide, ce qui fait bien rire une employée de l'endroit. Je vois Marie-Pierre et son Jules quitter rapidement. Son Jules a quelque chose qui brille dans les yeux et il semble prendre grand soin de celle qui est accrochée à son bras. Détail insignifiant probablement, mais je me dis que son Jules ressemble peut-être un peu au mien comme elle le disait elle-même. Le taxi arrive... et je quitte le party avec la même fébrilité qu'à mon arrivée.
Posted by Miss Klektik ::
21:18 ::
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