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mercredi 18 juin 2008
Location
Mon amour, je le vis souvent ailleurs. Comme si je pouvais contrôler les souvenirs et me permettre d'effacer les gens sans qu'ils laissent de trace. La ville est déjà assez grande et certains endroits ont encore une histoire. Par station. Par ruelle. Par immeuble. Par boutique. Des morceaux de parcs. Je pourrais encore tous les nommer.
Alors je ne laisse plus les gens entrer chez moi. Je prétexte le désordre et mon garçon qui sont tout de même des raisons qui tiennent un temps, mais je ne pourrai jamais tenir une relation de mes deux mains tout en l'éloignant de ma demeure pour toujours conserver cette distance raisonnable entre leur amour et mon coeur.
Je côtoie donc des gens qui habitent près d'une station de métro ou à deux pas du centre-ville question de faciliter la fuite si je veux partir en pleine nuit.
« Chez toi ou chez moi? »
Ce sera toujours chez toi, car chez moi, ce serait comme laisser une autre partie de toi entrer dans tout ce qu'il a de plus fragile chez moi.
Évoquer la simplicité, mais fuir ceux qui cherchent à compartimenter parce que malgré tout, j'aime le sentiment de la grande amoureuse. Je finis toujours par m'emmêler dans mes demi-vérités et je me trouve pieds et mains liés. Et lorsque le temps de la fuite est arrivé, je sais que si je me lève pour me mettre à courir, je tomberai. Alors j'observe tout en essayant de me défaire de ces liens. Parce que j'aime comme je vis, toujours sur du temps emprunté.
Posted by Miss Klektik ::
21:36 ::
3 commentaires
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