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mardi 26 août 2008
Le débordement de la source
Je trace ton corps de mes doigts impatients. Pour que derrière mes yeux clos, je te retrouve à nouveau. Ta peau et ses subtilités qui parcourent les sens. Ta peau et son odeur qui m’escorte à travers l’aurore pour garnir mes déficiences.
Sur le pont de Landerneau, on dit que la tête et le cul sont de civilisations distinctes. J’ai pris une bouteille d’orujo et j’ai fait la fête devant les murailles de la cité qui m’a conquise. Là où nous nous sommes découverts. Dans l'entrebâillement de nos créations, entre ta vision et ma perception.
Le rouge que j’ai appliqué s’est échappé de mes lèvres. Il ne me reste plus que l’impression de ces mille et deux baisers échangés avant de se quitter. La douceur de ta langue qui cherche à m’envahir avec l’assurance courtoise des temps anciens.
Le grand frisson devant un vaisseau de cuir. Je me raconte l'ailleurs avec les aventures d'un explorateur à la recherche d'un élixir. Je retrace l'histoire en apposant les couleurs de mes phalanges sur des vierges en papier. L'ossature est appelée à danser devant les mouvements fluides du bassin. Comme la fumée de l'encens qui disparaît dans la pièce.
Nous ne sommes pas immortels, mais l'écho du mythe se fait toujours entendre. Dans la forêt de Brocéliande, nous nous abreuvrons de la folle pensée sans en échapper. J'ai lancé dans les airs un deux dollars en me disant que le destin connait peut-être la valeur de l'argent. Puis j'ai souhaité...
Posted by Miss Klektik ::
21:37 ::
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