Le Monde de Miss Klektik - Part Deux


vendredi 30 janvier 2009

Moment crève coeur

« C'est Jessy mon idole. Tsé le p'tit gars dans Le Ring? Ouais. J'voudrais être comme lui. Pis j'voudrais être lutteur aussi. (...) C'est vrai que j'ai battu Lia. Je n'l'ai pas griffée, ni poussée. A reçu mon poing dans face, c'est toute. A s'est jamais tassée, sti. Lia c'est une pute. Je l'ai traitée de pute devant ses amies. Pis le nouveau a embarqué avec moé pour avoir l'air cool. Fac a cassée d'avec lui. C'est vrai qu'était avec moé avant. Mais j'm'en fou. Y sont toute gais à cette école-là anyway.

...Aujourd'hui, j'ai frappé Éric. Y me tapait sur les nerfs. Y me regardait pis y me cherchait. Le prof a marqué un mot à ma mère, mais a l'a pas lu. A pas le temps à cause qu'ma p'tite soeur pleure tout l'temps pis on sait pas trop pourquoi. Fac j'ai écrit son nom à sa place. Pis j'ai crissé les affaires de ma p'tite soeur dans un autre casier à place d'la frapper. A déjà des bleus partout anyway. Pis là on me laisse tranquille parce que je suis malade qu'les docteurs ont dit. Même si j'ai pas trop compris c'que j'ai. J'ai juste entendu ma mère crier "l'osti de pédophile"

- Jonathan, 8 ans


Posted by Miss Klektik :: 21:13 :: 8 commentaires
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lundi 26 janvier 2009

Douce jalousie

Je suis jalouse. Je regarde le calendrier. Ce n'est pas encore le moment de la dictature hormonale. Je suis jalouse. Je regarde le ciel. Entre deux étoiles, je perçois la lune. Elle n'est pas encore pleine. Je suis jalouse. Elle est belle. En fait, elle est splendide. Candide? Ça non. Elle est sensuelle et intense. Elle s'habille de vêtements éthiquement québécois, griffée de la tête aux pieds. Elle respire l'aventure alors que je sens la quotidienneté. Je pourrais glisser. Alors je me dis que lui aussi.

Je projette mes propres désirs en sa direction. Mes faiblesses deviennent les siennes sans raison. Pourquoi croire en la fidélité des autres lorsque je les ai tous incités au mensonge? Tous ces hommes mariés et ces femmes déjà engagées. Lesbian tromperies et propriétés hétérosexuelles. J'ai peur de ne devenir qu'une moitié. Mon corps n'est plus qu'un vague souvenir de ce que mon empire a déjà été. Je ne me sens pas d'attaque pour compétitionner.

Je m'effondre doucement au son des cuivres entre la moue de jeune fille et les larmes de crocodile. L'amoureux persiste et signe de ses doigts agiles des mots d'amour sur ma peau rougie. Son souffle se veut rassurant et sa poigne, convaincante. L'espace d'un court instant, je redeviens celle que j'étais. Lorsque sous ses caresses s'éveille en moi la séductrice d'autrefois. En d'autres termes, en d'autres lieux, j'explose comme un volcan brûlant pour les récits d'amour que nous nous fabriquons.

Posted by Miss Klektik :: 16:48 :: 14 commentaires
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dimanche 25 janvier 2009

Lovely soirée

Je cache mon décolleté plongeant de mon pashmina fuchsia. Comme je cache parfois les expressions de sensualité qui se dessinent dans mes pensées. Je me répète que je suis fidèle maintenant et que le monde, le mien, n'est plus peuplé que de jolies bisexuelles. Il y a le froid et il y a toutes les raisons qui nous poussent à le braver. Le sujet de mon déplacement a, pour une soirée, les cheveux longs et les yeux pétillants. Une blogueuse mystérieuse qui a des airs de Macha Limonchik. Entre femmes, les lèvres badigeonnées de rouge. Une odeur de menthe se colle à ma peau. Les secrets s'échappent par dizaine alors qu'elle fait danser ses cheveux de ses mains féminines. L'image entretenue se schématise. Les sons deviennent les mêmes éventuellement. Une possible ressemblance, une certaine reconnaissance. La simplicité lorsqu'elle est synonyme de beauté. En fin de soirée, Marie se joint à nous. J'ai un léger vertige. Elle nous enroule dans ses délires en vert. un vrai délice! Je pars avec davantage que ce que je possédais à mon arrivée. Avec des accords d'une mélodie qui résonne encore dans mon corps.



Posted by Miss Klektik :: 14:01 :: 2 commentaires
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mardi 20 janvier 2009

Croisement

Un gros barbu me demande l'heure dans l'autobus. 17H22 à la minute près. “Montréal n'est pas aussi terrible qu'on le prétend.” qu'il me lance au visage en souriant. “Sauf en ce qui concerne les transports en commun à l'heure de pointe.” La curiosité piquée, je lui demande de quel endroit il vient pour me sortir quelque chose comme ça. “Nouveau-Brunswick!” dit-il fièrement. J'affirme une différence que je présume, n'étant pas une voyageuse parce que c'est le sort des mères monoparentales devenues mères trop jeunes. Je mets en mots les récits de voyages d'autres gens, d'autres moeurs. Évidemment, le gros barbu me répond par une sèche négation. “Los Angeles, Berlin... ÇA c'est différent.” Je fais un signe timide de la tête comme si je pouvais comparer alors que je n'en ai pas la moindre idée. Il y a lui, accroché à son poteau, solitaire par habitude et en quête de conversation. Puis moi collée au mien, sédentaire par manque d'aptitudes, en quête de récits et d'aventures. On nous regarde d'un drôle d'air. Ce sont des citoyens du Nord de l'Île, complètement étrangers à notre réalité. Il n'est pas rare ici, dans mon quartier, que les gens s'échangent des histoires le temps d'un trajet. Quelque part dans nos différences, on finit par trouver un lien, ce quelque chose souvent subtil qui supporte des liens invisibles. Je ne sais pas si c'est la pauvreté qui crée cette solidarité, un sentiment d'appartenance digne des plus nobles batailles de notre courte histoire de petit peuple. Je me demande pourquoi certaines personnes sont prêtes à tout pour ne pas engager une conversation avec un inconnu. “C'est ici que je vous quitte, bonne soirée!” J'aurais pourtant aimé m'imaginer encore un peu Berlin à travers ses souvenirs...

Posted by Miss Klektik :: 23:43 :: 9 commentaires
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dimanche 18 janvier 2009

Je suis blogueuse

Il y a partout ailleurs, dans la perspective plus cartésienne de la blogosphère, moults débats sur l'agencement de blogueur à une autre expression de notoriété publique. Le blogueur mène donc un combat pour se voir couronné d'un deuxième nom, celui de la reconnaissance pré-établie. Poète, écrivain ou journaliste : le blogueur ne peut plus se contenter d'être blogueur. C'est pourtant dans la conviction d'une certaine profesionnalisation du terme qu'on le dénature. Ne devrions-nous pas plutôt nous battre pour donner une noblesse à l'action de bloguer plutôt que d'utiliser d'autres termes qui servent déjà des professions auxquelles nous ne voulons pas nécessairement nous rattacher?

Je me considère blogueuse parce que je n'ai pas de style ni de sujet imposé. L'influence possible du dadaïsme qui persiste à nourir cette jeune punkette de la rue Sainte-Catherine dont je n'arrive pas à me débarasser. J'ai une liberté d'expression incomparable à n'importe quel autre moyen de communication. Mes seules dates de tombées sont celles que je m'impose. Je ne suis qu'une blogueuse dans l'immensité de la blogosphère québécoise ou francophone, une association sans siège social qui regroupe des amoureux de la langue et son écriture. Faudrait-il qu'il y ait une gérance quelconque afin d'émoustiller le sentiment d'appartenance? Je me permets de rêver que non. Je suis blogueuse par définition, ma spécialisation se résume avec mon nom de plume, et je n'ai pas besoin de comparaisons.

Posted by Miss Klektik :: 13:10 :: 20 commentaires
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jeudi 15 janvier 2009

Montréal, ma ville

Parfois, j'ai l'impression d'un ailleurs même en pleine ville. Le métro Pie IX est trop à l'Est. On ne devrait pas pouvoir appeler ces terres du même nom que le reste. C'est une injure. Amalgamez-les à Anjou. C'est visiblement un autre monde...

Ce n'est que par obligation que je me rends au hatch sans nom. Le temps s'est figé et les portes numérotées sont toutes fermées à clé. Je dois me rendre à un endroit imprécis pour une raison obscure : peut-être sauver des vies. À l'entrée de la salle, une jeune prépubère assiste. C'est probablement la gardienne de la clé. Il y a 32 bureaux vides et seulement 5 sont habités. Il y a la jeune écervelée et la bucheronne contorsionniste, la grano de la rue Laurier, le cinéaste amateur de 55 ans et le gai. Je me dis que ça y est : je suis dans un show de télé-réalité. Il n'y a que la jolie brunette jet set pour me faire sourire lorsque je me penche pour lui insuffler de l'air dans les poumons et qu'elle sort discrètement la langue pour m'embrasser. Huit heures plus tard, on m'a montré comment sauver des vies. Formulé autrement : j'ai appris comment on peut laisser mourir volontairement.

* * *

En sortant du métro qui tombe encore en panne, je m'arrête au coin pour me ramasser un pâté de et/ou, des carottes biologiques et des raisins transgéniques. Je reviens à mon quartier, je me sens bien et j'ai une remontée d'amour historique. J'embrasse par instinct l'itinérant que je croise de façon quotidienne. Il me remercie de lui avoir réchauffé la joue. C'est encore plus froid qu'hier alors que je lui avais déposé deux dollars dans son gant troué pour son courage, mais aujourd'hui je ne lui donne rien. Atrocement, la culpabilité se dissipe trois enjambées plus loin. Passé L'Or-J, je me rends avec la brunette un peu jet-set à l'un de ces bars de mon quartier que j'affectionne particulièrement question de me rincer l'oeil pour me changer les idées. Malheureusement, aucune tentation de bifurcation du regard à l'horizon. Nous entamons donc la girly conversation par excellence : la planification réactionnaire aux tensions engendrées par les manipulations diaboliques de la blonde aux yeux bleus. Je joue la secrétaire passé 4 heures contre un Cosmo.

Au moment de quitter l'endroit qui n'a pas su combler mes attentes visuelles (un décolleté dans un bar gai, c'était trop demandé?!), un asiatique en manteau de léopard - et probablement nu comme un vers sous son attirail - nous dévisage :

« On s'en va se faire une orgie? »

puis le silence comme si le point d'interrogation laissait envisager une possible réponse. Dans ce coin, on ne sait jamais qui se trouve devant nous : un petit acteur ou un clochard. Quand les gens boivent, il devient difficile de les différencier. Alors on apprend rapidement à répondre ni oui ni non, à faire des bruits sans exclamation, à réussir à soutenir une conversation sans avoir prononcé quelque chose de réellement compréhensible. Je crois que c'est ce qu'on appelle de la stratégie de communication. Corrigez-moi si je me trompe.

Posted by Miss Klektik :: 23:16 :: 6 commentaires
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mardi 13 janvier 2009

La blonde aux yeux bleus en tailleur Steinberg et son nain de jardin beige

L'harcèlement n'en est pas un lorsqu'il n'est pas manifesté quotidiennement, mais voilà que j'observe secrètement... si les environnants sont ajoutés, le produit polluant devient exponentiellement plus grand. Me voilà donc victime d'intimidation, de pressions, de multiples agressions. La plus récente étant le baiser obligé de la nouvelle année, exagérément parfumé. Clouée à ma chaise, je ne pouvais pas me défendre, ni même bouger pour l'esquiver.

Elle est comptable par ambition. Gestionnaire par manipulation. Femme par définition. Dangereuse par supposition. Elle est blonde aux yeux bleus et elle croit que le monde entier lui appartient. C'est qu'elle finance et voue un culte sans borne à l'argent. La monnaie justifierait tous les moyens, surtout les siens. Elle n'a pas de vie à l'extérieur de ses tâches professionnelles. Elle souhaiterait probablement bannir le concept de conciliation travail-famille. Un triste souhait. Dans son sac à main peu gagnant, elle cache un nain de jardin aux modestes talents. « Allo! » avec une voix creuse sans avenir ni personnalité. C'est le nain de jardin qui a parlé. Le bout des doigts carrés adaptés à la forme du clavier.

Si vous voyiez comme j'écris. Les doigts écartés et courbés... et les deux petits doigts à part, fiers porteurs d'un snobisme accessoire. J'aime ma rébellion légendaire jusque dans ma façon de m'étendre sur les touches. C'est peut-être un signe que je suis née pour l'art même s'il se limite actuellement à la rédaction ponctuelle.

Plus de deux ans du règne de la blonde aux yeux bleus en tailleur Steinberg et à peine une année du vide d'esprit de son nain de jardin. Je ne possède pas cette qualité qui permet de se retirer des gestes que l'on pose et des pensées qui obstruent le canal de création. Je suis mûre pour un changement. Je suis une éternelle adolescente en crise. Déjà Vu.

Posted by Miss Klektik :: 21:34 :: 7 commentaires
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dimanche 11 janvier 2009

L'aparté

C'est Gabriel qui dicte mes gestes. Je porte des vêtements noirs simples, mais sexy. Rien de bien sophistiqué pour l'essai premier. Il me dit quand sourire. Il encourage chaque action. Parfois, il suggère de ralentir. À d'autres moments, de me dégourdir. Il me dit quand tenir la conversation et quand la fuir. Il m'apprend dans les règles de l'art comment réagir pour entretenir le plus longtemps possible cette douce sensualité qui les attire. Au bout de quelques minutes à peine, pleine d'adrénaline et le sourire contagieux, j'éteins la cam et je rejoins Gabriel dans une fenêtre privée de mon écran. Sincères salutations et félicitations d'usage, me voilà toute enflammée de cette nouvelle découverte. L'attention instantanée et le plaisir immense que j'en retire, sans compter l'interdit – ou à tout le moins le tabou – entourant la chose. Tout s'est passé si rapidement que je décide de répéter l'expérience dès le lendemain. L'attention au détail s'impose.

* * *

Je regarde ma cam avec amertume. Débranchée et poussiéreuse, les vestiges d'une autre vie qui n'aura duré qu'un court instant. Ces moments stimuli-ego me manquent autant que ma profession d'antan. Je veux faire trembler de jouissance. Je veux voir les membres d'une association douteuse se dresser devant mon exhibitionnisme timide.

Pourquoi la force d'un compliment réside-t-il dans sa répétition? Pourquoi sa valeur en est-elle souvent l'opposé? Peut-on s'éloigner de la variété des substances sans se perdre dans un corps étranger? Je n'ai plus besoin d'inventer l'amour à travers les désirs des filles et des garçons.

Je voudrais conserver en expériences multimédias chaque parole, chaque geste, chaque intention pour garder une partie de ce qui n'existe nulle part ailleurs. Tous ces détails qui font de ce récent amour un quelque chose d'indéfinissable. Il y a de ces instants, aussi petits puissent-ils être dans une vie, qui forment toutes les raisons au monde pour aimer sans condition. Je devrais le remercier de m'en donner autant. Ce sera implicite. L'apostrophe de mon « je t'aime », moins silencieux que les autres fois. Et dans cette vibration subtile de mes cordes vocales, je saurai qu'à l'autre bout du fil, se tient l'homme que j'aimerai encore longtemps.

Posted by Miss Klektik :: 22:19 :: 7 commentaires
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jeudi 8 janvier 2009

Passage

Sans le réaliser lors de l'instant présent, un endroit plus ou moins précis s'imprègne d'une histoire, d'un souvenir. La station Guy-Concordia a été le point de rencontre du premier rendez-vous avec Smack. Ces premiers mots avaient pris la forme d'un reproche de ne pas être venue accompagnée. Question de sécurité. La station Henri-Bourassa et mes sessions de guitare dans le métro avec mon chandail brun et ma jupe orange. Je crois que j'avais alors un répertoire d'une ou deux chansons. Maintenant, je me contente de tenir correctement une guitare. Et prétendre savoir jouer. La station Joliette pour toutes ces heures de bénévolat. Et la mort qui venait avec. Le parc Maisonneuve alors que des caméras de Radio-Canada filmaient un coven - et moi parmi eux - autour d'un immense chaudron rempli de pierres et de rêverie. Tous ces endroits de premiers rendez-vous. Il ne restera que ceux de l'amoureux pour vivre indépendament des autres dans mon coeur et dans ma BD imaginaire.

D'autres se transforment au fil du temps. L'avenue Mont-Royal et sa montagne. Éclaboussé des infortunes occasionnées par Kamel et de l'avant-première de son outrage. L'endroit est devenu le lieu où mon garçon, lors de sa soirée d'anniversaire, rencontra l'amoureux pour la toute première fois.

En regardant en arrière, je peux oublier l'amertume qui me hante et m'empêche d'aligner mes pensées depuis le début de l'année. Trouver le joint d'urgence. L'allumer sans raison apparente. Relaxer et oublier comme mon impatience devient une entrave à mes aspirations professionnelles. Calmer l'adolescente en moi parce qu'à cette heure, les boutiques de lingerie sont fermées.

Posted by Miss Klektik :: 23:56 :: 6 commentaires
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lundi 5 janvier 2009

Back on track

Insomnie et nausées. Le début d'une crise d'anxiété. J'ai essayé de me lancer du haut de mes escaliers, mais j'ai seulement réussi à me décoiffer. Il faudrait bien que je dorme. Une heure ou deux en donnant une origine orgasmique aux cernes sous mes yeux. Je parlerai volontiers des talents cachés de l'être aimé. C'est plus agréable à raconter que d'avouer la folie qui émane de la blonde aux yeux bleus et qui contamine l'atmosphère plus vite que n'importe quel polluant.

J'en ferai une nouvelle, un roman, une série impliquante et déstabilisante. L'histoire d'une vraie cinglée sous-médicamentée ou même jamais soignée. Je lui emprunterais sûrement des traits de ma mère. Mais elle serait blonde. Avec les yeux bleus. Car il n'y a que les blondes aux yeux bleus pour tromper les hommes avant autant de poigne et d'arrogance. Jusqu'à ce qu'une brunette un peu jet set et une noiraude un peu costaude décident à deux de ne plus jouer le jeu...

Posted by Miss Klektik :: 00:05 :: 8 commentaires
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samedi 3 janvier 2009

Ma résolution

27. 28. 29. C'est une question de temps. Juste une question de temps. C'est une question de temps. Il faut savoir laisser le temps...

30. 31. 32. Un temps d'arrêt. Entre deux déversements d'angoisse, surgit la spéculation de l'autodestruction. Je voudrais retourner aux femmes. Et si cette vieille manie de tout saboter s'était transformée? Mon ventre est le dé de ma destiné. Pile, je poursuis. Face, j'efface tout pour recommencer à zéro.

33. 34. 35. Je voudrais mettre mon compteur à zéro. Cesser de compter les jours qui me séparent d'une normalité apparente. J'ai le cul au bord des lèvres et ce qui en sort est aussi laid. L'amoureux s'impatiente. Trois boîtes de carton. Peut-être que ce serait bien. Trois entreprises. Peut-être que je ce ne serait pas si mal de sacrifier études et carrière pour une autre décennie. Trois raisons de croire que le temps me joue des tours et veut m'infliger une quelconque leçon. Peut-être que non. Trois fois plutôt qu'une, on me dit de ne pas m'en faire, le stress justifiant certainement cette absence.

36. 37. 38. L'absence chronique et persistante continue de faire rouler ma langue et enfermer mes idées. Je n'ai plus de salive et je perds l'envie de parole. Je fige, je tournoie et ne cesse de questionner les éventualités peu probables en images et en opérations mathématiques. Les jours sont de plus en plus lourds et je me perds dans un série de suppositions à caractère phobique.

2009 est enfin arrivée. Je viens de vivre un an de ce manège incompréhensible. Cette année, je prends la résolution de soigner mon obsession.

Posted by Miss Klektik :: 12:13 :: 7 commentaires
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